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Poésie

Posts Tagged ‘franchir’

Tel est son désir (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2019




    
Tel est son désir
À cet agneau de montagne
De franchir clôture ;
Tel est leur désir à elles
D’être si belles les fleurs !

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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La réalité (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2019



La réalité ne peut être franchie
que soulevée.

(René Char)

Illustration: Titien

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Nul n’empêche jamais (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



 

Christian Schloe - Austrian Surrealist Digital painter - Tutt'Art@ (23)

Nul n’empêche jamais la lumière exilée
De trouver son élu dans l’inconnu surpris.
Elle franchit d’un bond l’espace et le jaloux,
Et c’est un astre entier de plus.

(René Char)

Illustration: Christian Schloe

 

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Nous, les marchands (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2019



 

Nous, les marchands, derrière les saisons,
nous avions établi nos comptoirs dans le vent,
entre nos coeurs et bételgeuse
où, sans balance, nous pesions
la poussière d’or des comètes.
Nous vendions cif ou fob,
pris à quai, sans surestarie ;
nos navires étaient de verre
avec pour marins, nos fantômes,
et par les fentes de la nuit,
nous franchissions les routes navigables.
Nous avions ancré des îles de sable
où poser maisons et clochers,
de l’écume sur le rivage,
et jalonner ainsi nos chemins parcourus ;
mais à chacun de nos retours,
rien n’était plus.

(Géo Libbrecht)

Illustration: Vladimir Kush

 

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POUR REFAIRE LA NUIT (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2019



Pour refaire la nuit il me fallait tes yeux
Tes mains multipliées ta bouche
Ton corps était l’écran qui me masquait le jour
J’étais aveugle à l’heure de l’amour
Maintenant tu franchis les passes écumeuses
Mon ombre est seule à tes côtés
Sur les gravats entre les rides
Des champs écartelés
Il fait clair pour toujours
Je me verrai toujours
Mes yeux mes mains ma bouche sans ombre sans faiblesse
Fichés dans l’horizon comme des flèches d’os.

(Jean Rousselot)

Illustration: Pascal Renoux

 

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LE SEUIL (Marc Baron)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2019



Illustration: Silvia Leveroni Calvi   
    
LE SEUIL

Tu ne sais pas où tu vas

et dans le trouble de l’incertain qui t’attend
tu es à deux doigts de rebrousser chemin

mais ta force peut venir de là
de ce retournement qui va t’ouvrir les yeux
sur la certitude que tout est devant

et c’est le seuil à franchir
avant de refermer ta vie à double tour

(nuit du 1er au 2 novembre 2017)

(Marc Baron)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: 125-126
Traduction:
Editions: Arpa EXILS

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Nombreux (René Char)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2019



Nombreux sont ceux qui attendent
que l’écueil les soulève,
que le but les franchisse,
pour se définir.

(René Char)

Illustration: Lina Davidov

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L’INITIAL (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2019



Illustration: Josephine Wall
    
L’INITIAL
Âditama

Qui en mon for intérieur muet
arpente les brumes de ma pensée,
demeure près du coeur et pourtant
reste distant,
qui habite l’air à jamais inouï?
Mon espérance est de le chanter —
mais mon jour passe dans le silence
lancinant
de ne pouvoir dire mon sentiment.
Où sont les mots, les mots
qui me fuient ?

Le monde en pleurs qui ruisselle
dans mon sang
que veut-il —
qui connaît le message du primitif
originel ?

Le rayon qui franchit l’orage
perçant le voile des vapeurs
pour venir embrasser la planète
est l’enfant du paradis ;

les mots qu’il lui dit à l’oreille
la terre encore aujourd’hui
en répand le souvenir
parmi les brins d’herbe —
et entend,
les yeux sur son passage rivés,
l’air de son chant.

La pulsion première de la vie
palpite dans la moelle des figuiers,
ses harmoniques insonores vibrent .
nuit et jour au fond du ciel —
et mes veines jusque dans les fibres
résonnent d’elle ;

et dans les profondeurs du conscient
une danse se compose
de figures invisibles
au chant du feuillage susurrant.

Volubiles sont ces arbres, ces plantes
en feuilles et en fleurs —
au fond de l’abysse de silence
où le verbe est roi,

au travers des terres et des eaux
silencieux
j’écoute la respiration première
sacrée,
j’entends la muette rumeur
de la pensée enfouie.

Dans cet univers orphelin de parole
qui s’étend de la poussière terrestre
aux confins stellaires
je prends place
les yeux ouverts emplis d’un chant
sans sonorité.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: L’écrin vert
Traduction: Saraju Gita Banerjee
Editions: Gallimard

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… car dehors et dedans (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2019


 


Richard Baxter  (21)

 

… car dehors et dedans, il y a faim pour qui ne franchit
pas le seuil…
… écoute la litanie de ta raison qui t’attribue des terres où
tu ne peux résider…

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Richard Baxter

 

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DIALOGUE DU MORT ET DU VIF (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2019




    
DIALOGUE DU MORT ET DU VIF

Viendrez-vous ? — Je vous connaissais :
je ne vous reconnais plus.
Viendrez-vous ? — Eh, qui donc parle ?
Je ne sais qui vous êtes.

Viendrez-vous de notre côté ?
— Vous êtes un faux visage
qui fait semblant de vivre,
je n’ai rien à vous dire.

Vous viendrez, je le sais
vous rejoindrez nos rangs
qui croissent tous les jours
et piétinent dans l’ombre.

— Alors je franchirai
le seuil infranchissable
nous sommes l’un à l’autre
fermés impénétrables
je parle déjà seul
il faudra bien me taire.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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