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Poésie

Posts Tagged ‘frissonner’

Le lit défait (Yves Bergeret)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2022



Le lit défait

La crête au loin sous la nuée,
La pente songeuse où frissonnent les mélèzes,
Les collines voisines, les cyprès et les peupliers
viennent déposer doucement sur le papier
leur amour non nourri, leur langueur solitaire;
le vol de l’oiseau, le chant de l’insecte
strient la feuille, finement;
le paysage vient s’asseoir sur les genoux
de la paix silencieuse, mais elle se retire déjà
du blanc de la feuille en y laissant le dessin du paysage
comme un lit défait où s’est étiré
le rêve du monde saisi par une lumière
inespérée

(Yves Bergeret)

Illustration: Charles Guilloux

 

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Il pleut dans ma chambre (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

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Il pleut dans ma chambre

Il pleut dans ma chambre
J´écoute la pluie
Douce pluie de septembre
Qui tombe dans mon lit
Le jardin frissonne toutes les fleurs ont pleuré
Pour la venue de l´automne
Et pour la fin de l´été
Mais la pluie fredonne
Sur un rythme joyeux
Tip et tap et tip top et tip
Et tip tip et tip
Et tip top et tap
Voilà ce qu´on entend la nuit
C´est la chanson de la pluie

Demain le jour fleurira sur vos lèvres
Mon amour et la pluie qui calme notre fièvre
Sera loin très loin dans la mer
Voguant sous le ciel clair
Demain les bois auront fait leur toilette
Et les toits peints de frais auront un air de fête
Les oiseaux contents de ce shampooing
Ne se plaindront point

Il pleut dans ma chambre
Il pleut dans mon cœur
Douce pluie de septembre
Chante un air moqueur
Dans toute la campagne
Poussent de beaux champignons
Et dans la montagne
Le vent joue du violon…
Tous les chats de gouttière
Dansent, chantent en rond
Tip et tap et tip tap et tip
Et fut fut et tic
Et pic pac et toc
Voilà ce qu´on entend la nuit
C´est la chanson de la pluie

(Charles Trenet)

Illustration

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Que reste-t-il de nos amours (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

Que reste-t-il de nos amours

Ce soir, le vent qui frappe à ma porte
Me parle des amours mortes
Devant le feu qui s´éteint
Ce soir, c´est une chanson d´automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains

{Refrain:}
Que reste-t-il de nos amours?
Que reste-t-il de ces beaux jours?
Une photo, vieille photo de ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux,
Des mois d´avril, des rendez-vous?
Un souvenir qui me poursuit sans cesse
Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela?
Dites-le-moi
Un petit village, un vieux clocher
Un paysage si bien caché
Et dans un nuage, le cher visage de mon passé

Les mots, les mots tendres qu´on murmure
Les caresses les plus pures
Les serments au fond des bois
Les fleurs qu´on retrouve dans un livre
Dont le parfum vous enivre
Se sont envolés, pourquoi?

{au Refrain}

(Charles Trenet)

 

 

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L’araignée (Madeleine Ley)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2021




Araignée grise,
Araignée d’argent,
Ton échelle exquise
Tremble dans le vent.

Toile d’araignée
– Emerveillement –
Lourde de rosée
Dans le matin blanc!

Ouvrage subtil
Qui frissonne et ploie,
Ô maison de fil,
Escalier de soie!

Araignée grise,
Araignée d’argent,
Ton échelle exquise
Tremble dans le vent.

(Madeleine Ley)

Illustration: ArbreaPhotos

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CHIMÈRES (Maxime Arlot)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021




CHIMÈRES

J’ai rêvé d’aventure et d’horizons lointains,
De palmiers ondoyant aux souffles alizés,
De rivages déserts et d’étranges forêts
Qui frissonnent, là-bas, sous des nuages d’airain.

J’ai rêvé de conquête et de riches butins,
De contrées inconnues, de folles chevauchées ;
Chemineau flamboyant d’un monde imaginé,
J’ai longtemps divagué sous des cieux incertains.

Las ! Que sont devenues ces glorieuses chimères ?
Autour de moi, la vie a dressé des barrières,
Et le jour se soumet aux ombres qui s’allongent…

Il existe pourtant, dans un coin de mon âme,
Dansante et obstinée, une petite flamme
Qui ravive toujours les cendres de mes songes…

(Maxime Arlot)

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Nous dans la campagne (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021



Nous dans la campagne

Nous percevons des joies vagabondes
De claires paroles
Dans le bec d’oiseaux fabuleux
Alors que des vagues nonchalantes
Déferlent sous un ciel séraphique

La forêt est en nous
Éternellement l’arbre reverdit
L’herbe repousse
Et la fleur s’épanouit
Sous un ciel inaltérable

Quand la campagne frissonne
Nous nous frayons un passage à travers le vent
Complices des heures bleues
Sous des poussées de lumière
Longeant des rivières qui rêvent
Nous sommes pleins d’un plaisir aérien
Alors que sans raison
L’écho résonne au confluent.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: ïle de Nancy (Confluent)

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L’Arbre (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2021



L’Arbre

L’horizon à peine visible
Tremble de chaleur
Et s’habille de clarté
Les oiseaux s’ébouriffent
Dans la volupté des feuilles
Dont l’arbre se prosterne
Devant un toit hautain

Sous un ciel qui gesticule
Les herbes chantent
J’écoute le rire de la source
Qui coule avec un bruit de cailloux
Et je m’approprie l’espace
Qui m’est offert

Au fond du jardin
Un arbre solitaire frissonne sous la lune
Qui l’éclabousse
Et s’endort dans le froid
D’une nuit féminine.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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Printemps (Louis Bouilhet)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2021



Printemps

Lève-toi ! lève-toi ! le printemps vient de naître.
Là-bas, sur les vallons, flotte un réseau vermeil.
Tout frissonne au jardin, tout chante, et ta fenêtre,
Comme un regard joyeux, est pleine de soleil.

Les larges espaliers, couverts de boutons roses,
De leur haleine douce embaument le ciel pur.
Seule, la vigne est nue, et, près des fleurs écloses,
Comme un serpent transi rampe au long du vieux mur.

Du côté des lilas aux touffes violettes,
Mouches et papillons bruissent à la fois ;
Et le muguet sauvage, ébranlant ses clochettes,
A réveillé l’amour endormi dans les bois.

Puisque avril a semé ses marguerites blanches,
Laisse ta mante lourde et ton manchon frileux ;
Déjà l’oiseau t’appelle, et tes sœurs les pervenches
Te souriront dans l’herbe en voyant tes yeux bleus.

Viens, partons ! Au matin, la source est plus limpide ;
N’attendons pas du jour les brûlantes chaleurs ;
Je veux mouiller mes pieds dans la rosée humide,
Et te parler d’amour sous les poiriers en fleurs !

(Louis Bouilhet)

Illustration: Josephine Wall

 

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Vent et pluie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2021



Vent et pluie

Le vent tord les nuages
Comme des serpillières
Qui pendent comme des loques
Sur le sommet de la colline
Et sur la pointe du clocher
Où le coq ébouriffe
Ses plumes de métal doré
La pluie enlace le village
Frissonne sur les toits
Coule sur les joues du chemin

Les maisons me regardent tristement
Avec dans le regard l’éternité des choses

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: René Magritte

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SOMMATION IRRESPECTUEUSE (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



Danielle Duer

SOMMATION IRRESPECTUEUSE

Rire étant si jolie,
C’est mal. O trahison
D’inspirer la folie,
En gardant la raison !

Rire étant si charmante !
C’est coupable, à côté
Des rêves qu’on augmente
Par son trop de beauté.

Une chose peut-être
Qui va vous étonner,
C’est qu’à votre fenêtre
Le vent vient frissonner,

Qu’avril commence à luire,
Que la mer s’aplanit,
Et que cela veut dire :
Fauvette, fais ton nid.

Belle aux chansons naïves,
J’admets peu qu’on ait droit
Aux prunelles très vives,
Ayant le coeur très froid.

Vous saurez, attendrie,
Le charme de l’instant
Terrible, où l’on s’écrie :
Ah ! vous m’en direz tant !

Vous saurez, vous qu’on gâte,
Le destin tel qu’il est,
Les pleurs, l’ombre, et la hâte
De cacher un billet.

Oui, — pourquoi tant remettre ? —
Vous sentirez, qui sait ?
La douceur d’une lettre
Que tiédit le corset.

Vous riez ! votre joie
A Tout préfère Rien.
En vain l’aube rougeoie,
En vain l’air chante. Eh bien,

Je ris aussi ! Tout passe.
O muse, allons-nous-en.
J’aperçois l’humble grâce
D’un toit de paysan ;

L’arbre, libre volière,
Est plein d’heureuses voix ;
Dans les pousses du lierre
Le chevreau fait son choix ;

Et, jouant sous les treilles,
Un petit villageois
A pour pendants d’oreilles
Deux cerises des bois.

(Victor Hugo)

Illustration: Danielle Duer

 

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