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Poésie

Posts Tagged ‘(Claude Esteban)’

Je ne crains plus (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2019


caillou

 

Aubaine de mon voyage.
Dans le jardin, j’ai ramassé un caillou.
J’ai tant cherché.
Un caillou gris, pareil aux autres.
Que la nuit vienne maintenant,
je ne crains plus.
J’ai le talisman qui me sauve.
Je suis le maître des chemins,
le prince des métamorphoses.

(Claude Esteban)

 

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Qu’elle soit la part la plus modeste de chaque vie (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018



 

Qu’elle soit la part la plus modeste
de chaque vie

qu’on l’accueille
au festin, mais à la dernière place

qu’elle supporte
de rester là sans qu’on lui parle

et que personne
ne l’écoute quand elle dira

je suis celle
qui veut toujours

telles étaient les paroles du vieil homme
et nous ne savions pas

s’il dissertait sur la mort ou sur
l’âme, ou simplement

parce qu’il était sage,
sur la douleur.

(Claude Esteban)

Découvert ici chez laboucheaoreilles
 

 

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Dans la mémoire des autres (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018



 

Dans la mémoire des autres
nos blessures
guérissent toujours

(Claude Esteban)

 

 

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Comme on aimerait que tout se concerte (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018



 

Comme on aimerait cercles  l

Comme on aimerait
que tout se concerte

les dieux et les cercles
et chacun le sien

toi dans ta cahute,
moi sous le soleil

pas de luttes vaines,
l’abîme pareil

fais-toi philosophe,
mon noble cousin

si tu ne crois rien
la folie te guette.

(Claude Esteban)

Illustration: Kandisky 

 

Comme on aimerait
que tout se concerte

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Le ciel horizontal (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



Le ciel
horizontal

Un oiseau sur le fil invisible
du rêve

Tout est trop loin de soi.

Paysage en éclats, arches
démises du présent

– blessures

J’effacerai du jour jusqu’à ma voix

(Claude Esteban)

 

 

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Joli compagnon (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



 

Domingo Moreno Otero el-beso

Joli compagnon,
le gouffre est profond,
la route incertaine

si tu voulais bien
on pourrait demain
s’arrêter quand même

respirer un peu,
oublier les dieux,
c’est permis, je pense

mais tu continues
avec ta peau nue
et ta faute immense.

(Claude Esteban)

Illustration: Domingo Moreno Otero

 

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Les yeux ouverts (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2018



Derrière la palissade rouge
on aimerait vivre et vieillir très
longtemps, on serait
un homme sans crainte, sans presque
de désir et seulement les arbres
parleraient de vous, diraient la sève
et le surcroît, l’immobile
mouvoir des heures et puis la mort
comme une écorce mouillée, on serait là, les yeux
ouverts, juste une vie, derrière une palissade rouge.

(Claude Esteban)

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Et peut-être que tout était écrit dans le livre (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018



 

livre

Et peut-être que tout était écrit dans le livre
mais le livre s’est perdu

ou quelqu’un l’a jeté dans les ronces
sans le lire

n’importe, ce qui fut écrit
demeure, même

obscur, un autre qui n’a pas vécu
tout cela

et sans connaître la langue du livre, comprendra
chaque mot

et quand il aura lu, quelque chose
de nous se lèvera

un souffle, une sorte de sourire entre les pierres.

(Claude Esteban)

 

 

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Je danserais dans l’absolu (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018


derviche tourneur

 

Faut-il que j’aime
les dieux mauvais

pas une halte
où je m’en vais

folles promesses
trahies sans cesse

mais si l’histoire
avait voulu

je danserais
dans l’absolu

promesses folles,
les dieux s’envolent.

(Claude Esteban)

 

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Il a suffi qu’on les nomme (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018



Illustration: Alexandra Guy
    
Il a suffi
qu’on les nomme pour qu’elles s’obscurcissent

étrangères soudain, exténuées
par le poids des signes

elles avaient grandi pourtant
côte à côte, tissant leurs fils imperceptibles
sur l’étendue

les choses
de chaque jour, fidèles
équanimes

avant que les mots
s’interposent, les mots et leur mortelle exactitude.

(Claude Esteban)

 

Recueil: La mort à distance
Traduction:
Editions: Gallimard

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