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Poésie

Posts Tagged ‘prendre’

Jeanneton prend sa faucille (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2023




    
Jeanneton prend sa faucille

Jeanneton prend sa faucille
La rirette, la rirette
Jeanneton prend sa faucille
Pour aller couper les joncs
Pour aller couper les joncs

En chemin elle rencontre
La rirette, la rirette
En chemin elle rencontre
Quatre jeunes et beaux garçons
Quatre jeunes et beaux garçons

Le premier, le plus timide
La rirette, la rirette
Le premier, le plus timide
Lui caressa le menton
Lui caressa le menton

Le deuxième, un peu moins sage
La rirette, la rirette
Le deuxième, un peu moins sage
L’entraîna dans les buissons
L’entraîna dans les buissons

Le troisième encore moins sage
La rirette, la rirette
Le troisième encore moins sage
Lui souleva son jupon
Lui souleva son jupon

Ce qui fit le quatrième
La rirette, la rirette
Ce qui fit le quatrième
N’est pas dit dans ma chanson
N’est pas dit dans ma chanson

La morale de cette histoire
La rirette, la rirette
La morale de cette histoire
C’est qu’les hommes sont des cochons
C’est qu’les hommes sont des cochons

Ouais mais c’est pas fini parce que:
La morale de cette morale
La rirette, la rirette
La morale de cette morale
C’est qu’les femmes aiment les cochons
C’est qu’les femmes aiment les cochons

(Anonyme)

 

Recueil: Les plus belles chansons du temps passé
Traduction:
Editions: Hachette

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Auprès de ma blonde (André Joubert)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2023




    
Auprès de ma blonde

Aux jardins de mon père,
Les lilas sont fleuris;
Aux jardins de mon père,
Les lilas sont fleuris;
Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids …
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids;
Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids;
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix
Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit…
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit
Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit
Elle chante pour les filles
Qui n’ont pas de mari.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Elle chante pour les filles
Qui n’ont pas de mari.
Elle chante pour les filles
Qui n’ont pas de mari.
Pour moi ne chante guère,
Car j’en ai un joli…
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Pour moi ne chante guère,
Car j’en ai un joli,
Pour moi ne chante guère,
Car j’en ai un joli,
« Dites-moi donc la belle,
Où donc est votre mari?  »
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

« Dites-moi donc la belle,
Où donc est votre mari?  »
« Dites-moi donc la belle,
Où donc est votre mari?  »
Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l’ont pris.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l’ont pris,
Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l’ont pris.
Que donneriez-vous, belle,
Pour avoir votre ami? …  »
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Que donneriez-vous, belle,
Pour avoir votre ami?
Que donneriez-vous, belle,
Pour avoir votre ami?
Je donnerais Versailles,
Paris et Saint-Denis.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Je donnerais Versailles,
Paris et Saint-Denis,
Je donnerais Versailles,
Paris et Saint-Denis,
Les tours de Notre-Dame
Et le clocher de mon pays.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

Les tours de Notre-Dame
Et le clocher de mon pays,
Les tours de Notre-Dame
Et le clocher de mon pays,
Et ma jolie colombe,
Pour avoir mon mari.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon.
Auprès de ma blonde,
Qu’il fait bon dormir!

(André Joubert)

 

Recueil: Les plus belles chansons du temps passé
Traduction:
Editions: Hachette

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Voici le mois de mai (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2023




    
Voici le mois de mai

Voici le mois de mai où les fleurs volent au vent
Voici le mois de mai où les fleurs volent au vent
Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne,
Où les fleurs volent au vent si mignonnement.

Le fils du roi s’en va, s’en va les ramassant
Le fils du roi s’en va, s’en va les ramassant
S’en va les ramassant si jolie mignonne,
S’en va les ramassant si mignonnement.

Il en ramasse tant qu’il en remplit ses gants
Il en ramasse tant qu’il en remplit ses gants
Qu’il en remplit ses gants si jolie mignonne,
Qu’il en remplit ses gants si mignonnement.

Il les porte à sa mie pour lui faire un présent
Il les porte à sa mie pour lui faire un présent
Il les porte à sa mie si jolie mignonne,
Il les porte à sa mie si mignonnement.

Prenez, prenez, dit-il, prenez voici mes gants
Prenez, prenez, dit-il, prenez voici mes gants
Prenez, prenez ces gants, si jolie mignonne,
Prenez, prenez ces gants, si mignonnement.

Vous ne les mettrez guère que quatre fois par an
Vous ne les mettrez guère que quatre fois par an
Que quatre fois par an si jolie mignonne,
Que quatre fois par an si mignonnement.

À Pâques, à la Toussaint, Noël et la Saint-Jean
À Pâques, à la Toussaint, Noël et la Saint-Jean
Noël et la Saint-Jean, si jolie mignonne,
Noël et la Saint-Jean si mignonnement.

(Anonyme)

 

Recueil: Les plus belles chansons du temps passé
Traduction:
Editions: Hachette

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Les Trois Marins De Groix (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2023




    
Les Trois Marins De Groix

Nous étions trois marins de Groix, Ah!
Embarqués sur le saint François

REFRAIN : Il vente, il vente,
C’est l’appel de la mer qui nous tourmente.

Le mousse est allé prendre un ris
Un paquet de mer l’aura pris.

On n’a retrouvé que son chapeau
son garde pipe son couteau.

Sa pauvre maman s’en est allée
Prier à sainte Anne d’Auray.

Sainte Anne, rendez moi mon garçon

Il était jeune, il était blond.

Et sainte Anne lui répondit :
Tu le verras en paradis.

(Anonyme)

 

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Hommes, femmes (Martine Laffon)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2023



Illustration: Pascal Dugourd

Illustration: Marie Boutroy
    
Hommes, femmes,
gens de la vie,
gens de raison,
mon amour s’est enfui,
avec mon coeur
qu’il avait pris.
Ah, sans faire attention,
j’avais ouvert ma maison,
j’avais ouvert…
L’amour y est entré,
il est passé,
bien trop pressé
pour apprendre à m’aimer.
Hommes, femmes,
gens de la vie,
gens de raison,
fermez bien
vos maisons.

(Martine Laffon)

 

Recueil: Le Dit d’Amour
Traduction:
Editions: Alternatives

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Trouve l’Amour de tous les commencements (Dîn Doyal)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2023



    

Trouve l’Amour de tous les commencements,
Connais-le,
Alors chaque jour est émotion durable
Jamais ne se rompra le commencement.
Si le doux sage joue, subtil, du Plein Amour,
Pierre précieuse,
Lotus flottant sur le lac,
Alors la lune s’élève dans le ciel bleu,
L’étoile accrochée,
Les deux prises l’une à l’autre ;
Deux lettres enlacées pour être,
Trois pour le rituel,
L’extase portée vers.

L’Amour agit
Si tu sais mourir vivant à l’Amour,
Immortel tu deviendras dans le monde mortel

Trouve l’Amour de tous les commencements,
Connais-le.

(Dîn Doyal)

Recueil: Un feu au coeur du vent Trésor de la poésie indienne Des Védas au XXIème siècle
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les mains des jeunes gens (Mâgha)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2023




    
Les mains des jeunes gens,
ayant reçu la sueur de l’extrême cime
de la roche des seins brûlants,
descendaient jusqu’aux lacs des ombilics profonds,
aussi beaux que des lotus épanouis.

« Elle pourrait tenir, se disaient-ils,
tout entière dans une seule main ! »

et suivant cette pensée,
les bien-aimés de prendre la taille des femmes
aux charmants sourcils
avec des mains dont les doigts s’étendaient
comme des rangées de vagues,
roulant autour d’elles.

(Mâgha) (VIIe siècle)

Recueil: Un feu au coeur du vent Trésor de la poésie indienne Des Védas au XXIème siècle
Traduction:
Editions: Gallimard

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Chaque caresse (Tiruvalluvar)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2023



Pascal Renoux  
    
Chaque caresse
avive l’âme à leur contact :

ils sont d’ambroisie,
les bras de l’innocente.

*

Chaque fois qu’on apprend,
on découvre son ignorance,

chaque fois qu’on la prend,
on découvre l’amour
auprès de ce bijou d’or fin.

(Tiruvalluvar) (Vè siecle)

Recueil: Un feu au coeur du vent Trésor de la poésie indienne Des Védas au XXIème siècle
Traduction:
Editions: Gallimard

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Un feu qui consume (Tiruvalluvar)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2023



Illustration: Oleg Zhivetin
    
Un feu qui consume si l’on s’éloigne
et rafraîchit quand on s’approche,
où celle-ci l’a-t-elle pris ?

Chaque voeu satisfait dès qu’en presse l’envie,
tels sont les bras de celle aux tresses fleuries.

(Tiruvalluvar) (Vè siecle)

Recueil: Un feu au coeur du vent Trésor de la poésie indienne Des Védas au XXIème siècle
Traduction:
Editions: Gallimard

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Plus jamais (Ayyappa Paniker)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2023



Illustration: Jérôme Royer
    
Plus jamais

Puisque tu me le demandes
Il faut bien que je le dise :
Je n’en veux plus, je n’en veux plus jamais.
Je ne veux pas de nouvelle existence.
Une vie m’aura largement suffi.

D’une si longue peine —
Arrivées et départs du début à la fin,
L’amour créé, l’amour détruit,
L’instant de douleur
Qui vient pulvériser une vie de délices,
L’heure solitaire des désirs morts
Et sa survie de bavardage —
Je ne veux plus, je ne veux plus jamais
Ni vivre, ni mourir, ni exister encore.

Le récipient près de l’évier,
Les bruits qu’on étouffe au grenier,
La tombée de la nuit dans les tumeurs du ciel,
La chouette qui hulule sur le toit de l’école,
Aux proues des barques qui s’éloignent
Le regard fixe, muet,
Et sur l’aire des départs le sourire évanoui,
Je n’en veux plus, je ne veux plus jamais
Ni vivre, ni mourir, ni exister encore.

Une autre maison ?
Une mère nouvelle ?
Une enfance recommencée ?
Des défis jamais lancés ?
Des élans à découvrir ?
Des blessures, encore ?
De nouveaux rythmes à prendre ?
Des promesses fraîches du jour?
Je n’en veux plus, je n’en veux plus jamais.

(Ayyappa Paniker)

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