Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘rendre’

Rendus à l’infini de ta langue (Sylvestre Clancier)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2022




    

Rendus à l’infini de ta langue
Ces mots qui sont très proches
A l’oreille éblouie
Ils te mènent à l’ailleurs
Où sans voix
Tu les verras blottis
Attendant que tes pas
Aient retrouvé les leurs
Tu interroges le ciel
Où ils respirent la nuit

(Sylvestre Clancier)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cette odeur de cendre (Gilbert Cesbron)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2021




    
Cette odeur de cendre,
cette odeur d’encens :
La mort va descendre,
c’est elle qu’on sent !

La mort qu’on attend
depuis si longtemps
ne peut-elle attendre
encore un instant ?

À peine un instant :
seulement le temps
qu’un autre printemps
nous vienne surprendre ?

Que la feuille tendre,
l’oiseau qu’on entend
essaient de nous rendre
notre cœur battant ?

Que la pluie, le vent,
que le ciel lui-même,
le ciel exigeant

regrette un instant,
pleure un seul instant
cet homme qu’il aime ?

(Gilbert Cesbron)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Pour un arbre (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2021


Planete-[Group-3]-IMGP9002_

j’ai vraiment fait ce que je pouvais pour cet arbre
il murmurait des choses incompréhensibles
il tremblait il craquait
il balançait la tête avec l’obstination démente
d’une vieille mendiante saoule
il gémissait branche par branche
et par instants râlait comme un jazz-band

de toute façon je n’aurai pas réussi
à lui rendre l’oiseau

(Jean-Claude Pirotte)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

UNE PLANTE (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2021



Illustration
    
UNE PLANTE

Elle pressent que se dissipent les images
et qu’une plante naît dans un vase absent,
sur la joie simple d’une table blanche
où s’étiolent la délicatesse et la fraîcheur.
Avec de minuscules mains elle arrose le petit corps,
simple indice d’un printemps fragile.
Comme elle adore cette paupière de terre!
Elle a ceint le temps d’un arc de silence
et son chant rend la maison transparente.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un seul regard (Jean-Vincent Verdonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021



Un seul regard
pour rendre la parole au jour
et déployer les couleurs
où recommencent à vivre
tant de doigts
dans l’épaisseur des taillis du temps
dont les branches transcrivent
le plain-chant de la lumière

(Jean-Vincent Verdonnet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La joie que donne ce chant (Gérard Bocholer)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2021



    

La joie que donne ce chant
est le signe indubitable de la vraie pureté.

Celui qui l’écoute en estime immédiatement le haut prix.
Son accent ne peut tromper
et rend toute analyse inutile.

(Gérard Bocholer)

 

Recueil: Le poème Exercice spirituel
Traduction:
Editions: Ad Solem

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le propre de la poésie (Louis Lavelle)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2021



    

le propre de la poésie comme de la prière
est de rendre notre âme transparente
à une lumière surnaturelle

(Louis Lavelle)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Femme Peuplier (Jeanne Benameur)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2021



Illustration: Rémi Polack
    
La Femme Peuplier

Celle qui porte la joie
dans chaque frisson sur sa peau on l’appelle
La Femme Peuplier

Elle va
nue et souriante
les bras grands ouverts

Du Peuplier
elle a le frémissement à chaque souffle qui passe
Elle n’appelle rien mais tout va vers elle
Joyeuse elle s’offre à la caresse qui vient Sans retenue

Celui qui a la chance de la voir quand elle va ainsi nue et offerte
peut trouver la joie tout entière
dans chaque boucle de ses cheveux

Elle n’apparaît dans aucun rêve

Il faut
pour la voir
être celui qui chemine et que la chance aide

Certains passent à côté d’elle
et ne la voient pas

Son offrande est si vaste qu’elle est silencieuse

Ceux qui passent
la tête encombrée des bruits du monde
et du fracas des disputes vaines
n’ont aucune chance de poser la main sur son sein

Ils disent que la joie n’existe pas
que celui qui a été blessé un jour
garde sa blessure pour toujours.
Savent-ils que d’une caresse La
Femme Peuplier peut les rendre à
la joie du monde?

La Femme Peuplier s’est mise en route

Elle est cette femme qui marche dans les rues
et rien ne la distingue des autres femmes
Mais ceux qui l’approchent
sentent un souffle nouveau
les caresser
Ils repartent d’un pas plus léger
vers celles qui les attendent dans les maisons
celles qu’ils appellent leurs femmes
Ils sourient sans savoir pourquoi.

(Jeanne Benameur)

 

Recueil: De bronze et de souffle, nos coeurs
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

TROIS CHOSES (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2021




    
TROIS CHOSES

RENDS-MOI trois choses, cruelle mort,
Chantait l’os sur le rivage,
Un enfant eut ce qu’enfant cherche
De plaisir ou d’heureux sommeil
Sur l’abondance de ma poitrine
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).

Trois choses pleines que femmes savent,
Chantait l’os sur le rivage,
Un homme, si je l’étreignais
Ainsi, quand mon corps était vie,
Y trouvait toute joie que donne la vie
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).

Et la troisième de mes hantises,
Chantait l’os sur le rivage,
C’est ce matin où je vis
Face à face mon bien-aimé,
Et m’étirai ensuite, et bâillai, heureuse.
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent.

(William Butler Yeats)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ce qui s’était perdu (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2021


antoine_padoue

 

Grand saint Antoine de Padoue,
Ô rends-le-moi sou par sou,
pour qu’en chaque instant soit la Joie.

(André Frénaud)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :