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Poésie

Posts Tagged ‘lampe’

J’ai été (Taliesin Barde celtique)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2017



J’ai été sous de multiples formes
Avant de trouver mon être définitif,
Il m’en souvient très clairement.
J’ai été une lance étroite et dorée,
J’ai été goutte de pluie dans les airs,
J’ai été la plus lointaine des étoiles,
J’ai été mot parmi les lettres,
J’ai été livre dans l’origine,
J’ai été lumière de la lampe.

(Taliesin Barde celtique)

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Les bords du fleuve (Henri Thomas)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017




Les bords du fleuve

Il y a au bord du fleuve
Une fille à robe rouge
Attendant la nuit pour vivre,

Tellement sauvage et belle
Qu’un soleil éblouissant
Marche au milieu de ses rêves,

Il n’a de ciel que ses yeux
Derrière une ombre d’orage
Couvrant l’azur interdit.

Une fille au bord du fleuve
En chemin vers une image
Que le jour ne peut montrer.

Les lampes, l’une après l’autre,
Les lampes prennent sa robe
Et la déchirent sur l’eau,

Mais jamais jusqu’à la chair,
Mais jamais jusqu’au soleil
Barré de chaudes ténèbres.

Partout montent, se confondent,
Des arches de nuit profonde,
Elle est nue, elle est cachée.

(Henri Thomas)

Illustration

Poète-Poème découverts chez Lara ici

 

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Tristesse aux flots de pierre (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Tristesse aux flots de pierre

Des lames poignardent des lames
Des vitres cassent des vitres
Des lampes éteignent des lampes

Tant de liens brisés.

La flèche et la blessure
L’oeil et la lumière
L’ascension et la tête.

Invisible dans le silence.

(Paul Eluard)


Illustration

 

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La lampe (René Char)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017


lampe

La lampe brûle sans compter.
Elle se nourrit d’aliments panachés.
Accommode-t’en,
ou brise-la.

(René Char)

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PRIERE (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
PRIERE

Toi qui emplis ma coupe de nectar divin,
Que sa chaleur me révèle à moi-même!

Fais de l’amour mon guide,
Que ton souffle ardent fasse jaillir de ma poussière une flamme hardie!

Lorsque je serai mort, fais de ma cendre une lampe
qui brille dans le désert au feu de ma douleur.

(Mohammad Iqbal)

 

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DIALOGUE ENTRE DIEU ET L’HOMME (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
DIALOGUE ENTRE DIEU ET L’HOMME

Dieu
J’ai fait le monde d’eau et d’argile,
Tu as fait l’Iran, la Tartarie et l’Ethiopie;
J’ai placé dans le sol le minerai de fer,
Tu as fait l’épée, la flèche et le fusil;
Tu as fait la hache pour l’arbre de la prairie,
Tu as fait la cage pour l’oiseau chanteur!

L’homme
Tu as créé la nuit et j’ai fait la lampe,
Tu as créé l’argile et j’ai fait la tasse,
Tu as créé les déserts, les montagnes et les forêts,
J’ai fait les vergers, les jardins et les bosquets;
C’est moi qui transforme la pierre en un miroir,
C’est moi qui transforme le poison en antidotes!

(Mohammad Iqbal)

 

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La petite lampe (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2017



 

Remedios Varo Uranga 280 [1280x768]

La petite lampe

J’allume à ma fenêtre une petite lampe,
une petite lampe bleue comme mon coeur
afin que tous les mots qui traînent dans la nuit
– les mots perdus, les mots blessés,
les mots ivres de clair de lune,
les mots amoureux de la brume,
les bons mots, les mauvais mots,
les petits et les gros mots,
les mots qui volent, qui rampent,
les mots qui luisent,
les mots qui chantent,
les obscurs,
les délaissés –
afin que tous les mots de la nuit
sachent qu’il y a ici, au bord du ciel,
la maison d’un poète
qui est prêt à les accueillir
pour les bercer, les réchauffer,
les serrer contre son cœur.

(Jean Joubert)

Illustration: Remedios Varo Uranga

 

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LES DIMENSIONS DU JOUR (IX) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017




    
LES DIMENSIONS DU JOUR (IX)

Du soleil il ne demeure que quelques étoiles
qui tournent lentement avec le ciel
et le jour pour lequel l’univers n’était pas assez grand
se laisse capturer dans les lampes.

De toi je ne discerne plus qu’une épaule
comme un couchant au bord du drap,
qu’une tempe où, telle une source,
le sang fait remuer ses herbes les plus hautes.

Mais tes yeux fermés sont les bourgeons
d’où va surgir demain toute la forêt
et la voix que tu gardes, posée sur tes lèvres,
donnera, en me nommant, un nom au silence.

La nuit continue à marcher de son pas de géant
sur chaque semence de la terre,
sur ta gorge vissée à fond dans mes mains,
sur le rêve où nous allons nous rencontrer.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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LES DIMENSIONS DU JOUR (VII) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017



Illustration: Oskar Kokoschka  
    
LES DIMENSIONS DU JOUR (VII)

Je m’éclaire longuement avec l’or
que je trouve au fond d’une étreinte.
Enhardis par tant de lumière,
nous dénoyautons le soleil dans un baiser.

La ville voudrait que le ciel parte de ses murs,
la ville voudrait aller au-devant des chemins,
qui s’arrêtent dans les champs de céréales
mais elle reste enfoncée dans le sol comme un tiroir.

A force de rejeter les objets dans leur passé,
je n’ai plus, comme point d’appui, que ta bouche
et nos visages sont si près l’un de l’autre
que tes yeux se ferment presque avec mes paupières.

Une lampe suffira pour marquer la place
où le jour s’est ouvert le front.
De loin dans la nuit on verra s’élever
son grand buisson d’orties blanches.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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LES DIMENSIONS DU JOUR (VI) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017




    
LES DIMENSIONS DU JOUR (VI)

Le soleil avant de se coucher dans les carreaux
atteint sur la table la lame d’un couteau.
Les autres objets sont là, autour de lui,
à attendre la lueur qui va les faire respirer.

Le soleil se retire des champs
après avoir brisé ses lampes dans les ruisseaux.
Pour les garder longtemps au-dessus du monde
les immeubles se font hauts comme des falaises.

C’est l’heure où l’on marche sur la terre
comme sur une passerelle,
où sans te reconnaître tu te regardes dans les vitrines
que rien ne peut tout à fait éteindre.

C’est l’heure où les pierres s’endorment au fond des vallées
tranquilles comme des bateaux amarrés,
où je peux fermer les yeux jusqu’au matin
sans qu’en moi l’ombre monte autour de ton souvenir.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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