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Poésie

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Contempler le lever du jour! (Walt Whitman)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019



Contempler le lever du jour!
La petite lueur fait s’évanouir les ombres immenses et diaphanes,
Le goût de l’air est bon à mon palais.

Poussées du monde en marche, ébats ingénus,
lever en silence, fraîcheur exhalée,
Effleurements obliques en haut et en bas.

Quelque chose que je ne puis voir dresse en l’air d’impudiques pointes,
Des mers éclatantes de suc inondent le ciel.

(Walt Whitman)

Illustration

 

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Lorsque éloigné du bruit (Nicolas-Germain Léonard)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2019



 

Charles Guilloux  5oo1_500

Lorsque éloigné du bruit, dans ma douce tristesse,
Je marche à la lueur du nocturne flambeau,
J’aime à me rappeler les jours de ma jeunesse,
Mes parents endormis dans la nuit du tombeau,
L’ami de mon enfance, une aimable maîtresse ;
Tout ce qui fut jadis l’objet de ma tendresse
Repasse devant moi comme un léger tableau.

… Errant sur les débris de ceux que j’ai perdus,
Délaissé maintenant et plein de leur image,
Je traverse le monde où je ne les vois plus,
Et je confie aux bois mes regrets superflus…

(Nicolas-Germain Léonard)

Illustration: Charles Guilloux

 

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C’est fini (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2019



Illustration: Pascal Franche
    
C’est fini
Déjà les rêves
Sont illisibles

Une lueur malingre suinte
Entre les volets

Un jour encore
Vieux sac informe
Qu’il faudra remplir

Un jour blanc

Comme un mur d’hôpital

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Ce soir (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo 20_n

Les chats mordent les chattes à la nuque pour les posséder.
Toujours mordre pour posséder. S’abandonner un instant.
Ce soir rien n’arrive de ce que je ne sais pas que je veux.
Les étoiles ont une lueur gelée à la langue.

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Je poursuivrai (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



 

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Je poursuivrai cette part la meilleure
De la lueur d’un printemps que je pleure,
Ce don divin qui jamais ne nous leurre.

(Francis Jammes)

Illustration

 

 

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Dans ma bouche (Yànnis Stiggas)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2019



    Dans ma bouche
l’autre lueur est urgente
elle qui s’espionne
— voilà en gros comment se perdent les plus beaux poèmes
et le sommeil tout en écorchures et lichens

Quelle toundra le sommeil
quelle toundra l’amour
advenant par distillations successives

Pour commencer en tous cas c’est toi
le reste c’est
une chimie tragique

Je vais te le dire le plus simplement que je peux :
J e suis au milieu du pont
et je t’attends
je t’attends tout le temps

(Yànnis Stiggas)

 

Recueil: Vagabondages du sang
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Des Vanneaux

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HIER FUT LA FIN (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2019




    
HIER FUT LA FIN

Hier fut la fin le chaos
l’indiscernable. Mais
de l’horreur naquit le passage entre
les blocs.
Vint le frisson
secouant les rafales
soubresauts de l’obscur.
S’avança le silence
ordonnateur inventeur
de pauses, d’oublis souverains.
Il fut permis de voir d’entendre
d’accéder aux cimes froides
où clame la clarté
où tout commence
avec la pointe et l’éclair
le rythme et la faux le secret
la fuite joyeuse des temps, le cruel
message à déchiffrer
puis à déchirer à jeter,
le peu à peu le bientôt
le jamais encore
l’ombre aux abois le peut-être
les lueurs
futures
le feu qui grandit
le souffle

porteur de la parole.

Mais c’est le souffle aussi
qui saura seul
éteindre tout
pour rendre à la Nuit
son empire.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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Il a l’air de faire sombre (Stéphane Bataillon)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2019



Illustration: Alexandra Cecconi
    
Il a l’air de faire sombre
dans ce coin de forêt

À peine une lueur
entre les troncs impatients
semble nous y inviter

Il n’y a pas de nature
pas de vert, pas d’oiseaux
juste une peur terrible

Qui grouille, qui s’infiltre
qui dresse ses frontières
et veut nous y inclure

On n’irait pas, normalement
on s’enfuirait à toutes jambes

On courrait assez vite
pour que nos larmes sèchent

Mais là, non.
Là, on reste.
On avance.
On s’engouffre.

Pour terrasser les cris
pour faire sortir les bêtes

pour faire sonner le chant

Comme une déflagration
qui érige le lieu
de nouveaux ralliements

Une clairière
Une simple clairière.

(Stéphane Bataillon)

 

Recueil: Où nos ombres s’épousent Vivre l’absence
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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COMME (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2019




    
COMME

Comme la nuit et comme le repos
comme l’aube et comme le silence
j’attends j’attends
et tu ne viendras pas
je marche dans la lumière
une lueur dans le jour
ton nom et ton regard
je cours dans la nuit
vers la solitude
vers l’infini
tu ne viendras plus
je t’attends je t’attends
comme la nuit comme le repos comme l’aube
comme le remords

(Philippe Soupault)

 

Recueil: Poèmes et Poésies
Traduction:
Editions: Grasset

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Formes (Alain Suied)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2019



Illustration: Josephine Wall
    
Formes

Pourquoi sommes-nous une forme ?

Et les objets —
sont-ils piégés
dans une forme
à jamais ?

Ou voguent-ils
dans plusieurs dimensions

selon le regard

selon le moment

selon les vagues de matière
qui les ont composés ?

Pourquoi sommes-nous une forme
passagère ?

Un cri de la matière
ou le souvenir
de la première lueur du vivant ?

Étincelle et miracle

feu et brûlure
forme en dérive

sur l’océan des univers ?

(Alain Suied)

 

Recueil: Sur le seuil invisible
Traduction:
Editions: Arfuyen

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