Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘immense’

La mer (Katell Antoine)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2018



La mer

son immense bavardage
ses foules contenues
m’envoie ce simple message
TOUT VA BIEN

(Katell Antoine)

Publicités

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Sur l’ombre des vaisseaux noyés (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018



Sur l’ombre des vaisseaux noyés
la mer ne cesse d’effeuiller
ses fleurs d’écume
et dès l’approche de la nuit
la lune
les protège de ses multiples mains d’argent.
Le vent battu des eaux
garde encore encore leur empreinte
mais les hommes les ont oubliés.

Peuple éclaté des vaisseaux noyés
qui naviguez en cimetière
dans la nuit décharnée des eaux,
peuple pillé des vaisseaux noyés
privés de cet espoir sauveur des hommes
de repartir un jour ressuscités,
peut-être existe-t-il un dieu
qui voudra bien vous convier un jour
sous la cathédrale immense des eaux
à vous justifier.

(Pierre Béarn)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

En descendant l’escalier d’une maison (Arthur Bidegain)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2018



 

en descendant l’escalier d’une maison
de pierre
j’ai entendu sourdre du sous-sol
l’ancien
le continu
l’avenir
et j’étais
en suspens
les lèvres étaient immenses

(Arthur Bidegain)

Illustration: Escher

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un jour paraît (Axel Toursky)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018



 

Olivier Valsecchi i3

Un jour paraît où l’homme
se découvre soudain
extérieur à l’être
qu’il croyait enfermer.

Il reconnaît alors
quelle immense caverne
humilie une voix
qu’il prenait pour sa gloire.

Le vide qui m’entoure
m’a pris jusqu’à mon nom :
je suis exactement
ce que je ne suis pas.

(Axel Toursky)

Illustration: Olivier Valsecchi

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

TRANSFUSION (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018



 

transfusion  0

TRANSFUSION

Incandescence de four. Ou immense
jet
d’hémoglobine —

: le blasphème
de leur parole vouée à la mort, gisant
dans le sang même
que ton coeur ouvert
prodigue toujours.

Pulsation —
et puis ce qui — (puis
quoi ?) — perce sous le crâne
du sphinx de ghetto — qui met au jour
l’ignominie
et la fièvre de ceux
qui ont renoncé. (Comme toi,
ils errent toujours, toujours
affamés, enfermés dans le pain
de la chair de personne, toujours se font
sentir) :
comme si, dans l’espace entre
le coucher et le lever du soleil,
une main
avait recueilli ton âme
et l’avait pétrie avec les pierres
dans le levain
de la terre.

(Paul Auster)

Illustration : Sandrine Genet

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Musique (Charles Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018




La Musique

La musique souvent me prend comme une mer!
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l’immense gouffre
Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir!

(Charles Baudelaire)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LES FLEURS PRIENT POUR LES ENFANTS (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2018



Illustration
    
LES FLEURS PRIENT POUR LES ENFANTS

Une forêt obscure a émergé
de notre esprit et a recouvert
l’horizon. Seules les sentes
traversent et se perdent dans
la crainte. Pas de futur en vue.

Les enfants courent, dansent sans soupçonner
ce qui se déroule au-dessus d’eux,
tandis que penchées autour
et sous leurs pieds (jusqu’à
entendre la clameur et voir
le nuage) comme une immense
assemblée de fidèles en plein air,
les fleurs prient.

(Nikiforos Vrettakos)

 

Recueil: LA MYTHOLOGIE DES FLEURS
Traduction: N. Lygeros
Editions:

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA TAILLE (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2018




    
LA TAILLE

Sur le bord d’un grain de sable
tournant de l’univers
même une immense montagne
n’est rien.
Mais
la taille de tous les êtres
d’ici, se trouve en leur sein. Dans
chaque fleur de la terre
il existe un Everest.

(Nikiforos Vrettakos)

 

Recueil: LA MYTHOLOGIE DES FLEURS
Traduction: N. Lygeros
Editions:

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA CONDUITE DE LA BÊTE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2018



Illustration: Catherine Herbo
    
LA CONDUITE DE LA BÊTE

On vient enfin sortir
de sa bauge assombrie
la bête sans remords
au poil lissé et lustré
son oreille a frémi
et des milliers comme elle
ont traversé les siècles avec lenteur
il a gelé à pierre fendre
au plus noir des celliers
et même dans les chambres
mais un soleil pâle
va bientôt se montrer
sur l’immense route de l’hiver.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un de ces jours (Nina Berberova)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

Non, je ne peux pas croire que les astres soient si loin:
des milliards d’années-lumière, cela ne veut rien dire.
Un de ces jours on découvrira qu’ils sont beaucoup plus proches,
et tout ce qui nous paraissait infini, immense,
deviendra petit et proche.

(Nina Berberova)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :