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Posts Tagged ‘crépuscule’

SOUS LE CRÉPUSCULE (Herri Gwilherm Kèrourédan)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2021



Femme-Africaine

SOUS LE CRÉPUSCULE

sous le crépuscule horizontal s’avance
une jeune fille d’un certain pays

on la voit sur la pente verte s’élever
légère ses cheveux flottant dans les arbres

et sa marche et ses bras et sa robe glissent
furtifs entre les nuages et les herbes

qu’en est-il des vals des sommets ou des plaines
qu’elle repousse doucement vers la nuit

vers le regard d’une patience inféconde
l’inoubliable jeune fille du soir

(Herri Gwilherm Kèrourédan)

Illustration

 

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MELANCOLIE DES AGRESTES COUCHANTS (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2021



MELANCOLIE DES AGRESTES COUCHANTS

Ce n’est pas la noirceur de l’étang
Ce n’est pas l’immobilité
De ces grands arbres nus et sereins
Ce n’est pas l’air
Dans le soir calme poursuivant
Des ondes qui lentement rêvent
Ce n’est pas la première étoile
Pâle qu’on voit à peine
A l’horizon
Ce n’est pas l’ombre qui hésite
Entre les chiens les loups du crépuscule
C’est le silence étonné qui se fait
C’est l’heure c’est son dénuement
Devant l’obscurité énorme qui s’annonce

(Robert Momeux)

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À L’ERMITAGE DE BEIQING (Li Shangyin)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021



Illustration    
    
À L’ERMITAGE DE BEIQING

Le soleil plonge à l’ouest
derrière les monts de Yan. Je cherche l’ermite
près de sa chaumière. Parmi toutes ces feuilles
qui chutent
où se trouve-t-il ?
La sente se perd dans les volutes de la brume.

Seul au crépuscule
il frappe le gong de pierre.
J’écoute, immobile,
appuyé sur mon bâton de rotin.
Un grain de poussière peut résumer le monde entier.
A quoi bon l’amour à quoi bon la haine ?

(Li Shangyin)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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UNE COUPE À LA MAIN (Tao Yuanming)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021



Illustration: Shi Yi 
    
UNE COUPE À LA MAIN

Ma maison est tout près de la route,
et pourtant le grincement des chars
et le piaffement des chevaux
n’y pénètrent guère.
Comment est-ce possible ?
Si le coeur est ailleurs,
tout lieu est une retraite.
Je cueille des chrysanthèmes
à la haie de l’est,
je me laisse captiver
par le jeu des ombres
et des lumières.
Au crépuscule
sur la montagne du Sud,
les oiseaux, deux par deux,
aile contre aile,
reviennent vers leur nid…
Je sais que dans toutes ces choses
est le vrai sens de la vie,
mais où trouver les mots
pour le dire ?

(Tao Yuanming)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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AVANT LA NUIT (Léopold Sédar Senghor)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2021




    
AVANT LA NUIT

Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe
Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières
Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables
Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance.

Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens
Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes
Et ses cheveux tressés, rythmés quand elle danse
Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairaient ma nuit.

La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide
Et les femmes si belles, on dirait des images ?
Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre
Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.

(Léopold Sédar Senghor)

 

Recueil: Anthologie Poésie africaine six poètes d Afrique francophone
Traduction:
Editions: Points

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RECUEILLEMENT (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2021



Illustration: Castanheira Amilcar
    

RECUEILLEMENT

Mes biens, c’est le monde entier.
Je les rassemble dans ce livre comme
le berger ses moutons quand le crépuscule tombe
sur le pré. Non pas qu’il fasse nuit, mais
nos jours sont divins, ainsi que les heures, divines
les minutes, leurs secondes. Quant à moi,
je ne me souviens pas bien, j’ai pourtant
je ne sais pas,
toujours l’impression
que quelqu’un m’a demandé
d’embellir le monde.

(Nikiforos Vrettakos)

 

Recueil: Mon soleil
Traduction: Traduit du grec par Ioannis Dimitriadis
Editions: ainigma.net

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Au crépuscule (Ryôkan)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2021




    

Au crépuscule,
sur la colline, ces pins,
s’ils étaient des hommes,
c’est du passé qu’auprès d’eux
j’aimerais à m’enquérir.

(Ryôkan)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Ô pruniers en fleur
Traduction: A.L. Colas
Editions: Folio

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Décoller par-delà les ailleurs de tempêtes (Brigitte Garel)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2021



 

    

Décoller par-delà les ailleurs de tempêtes
Larguer les fardeaux inaudibles

Dorloter les matins légers
aux saveurs d’azur
Habiter les silences insondables
aux nuances aériennes
Danser sur le vertige des crépuscules

Ouvrir le carnet de voyage
gardien des souvenirs luxuriants

(Brigitte Garel)

 

Recueil: Bruissement d’elles
Traduction:
Editions: L’Harmattan

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LE PRINTEMPS (Friedrich Hölderlin)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2020




    
LE PRINTEMPS

Il descend, le jour nouveau, de lointaines hauteurs,
Le matin qui s’est éveillé des crépuscules,
Il rit à l’humanité, paré et vif,
L’humanité est tendrement pénétrée de joie.

Une vie nouvelle veut à l’avenir se dévoiler,
On voit de bourgeons, signe de jours gais,
Se remplir la grande vallée, la terre,
Tandis que pour le printemps est chassée la plainte.

***

DER FRÜHLING

Es kommt der neue Tag aus fernen HOhn herunter,
Der Morgen, der erwacht ist aus den Dmmerungen,
Er lacht die Menschheit an, geschmückt und munter,
Von Freuden ist die Menschheit sanft durchdrungen.

Ein nues Leben will der Zukunft sich enthüllen,
Mit Blüten scheint, dem Zeichen froher Tage,
Das grolle Tal, die Erde sich zu füllen,
Entfernt dagegen ist zur Frühlingszeit die Klage.

(Friedrich Hölderlin)

 

Recueil: Derniers poèmes
Traduction: Jean-Pierre Burgart
Editions: William Blake and Co.

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Nous parcourons les âges (Albane Gellé)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2020



Illustration
    
Nous parcourons les âges
l’amour est du voyage
nous revêtons ses mues
pour le meilleur et pour le pire
serments crachés et puis rompus
nous alternons entre chaud froid
tunnels passés
nous remercions les crépuscules
sur le clocher un coq s’affole
girouette avec le vent du nord.

(Albane Gellé)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: L’au-delà de nos âges
Traduction:
Editions: Cheyne

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