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Poésie

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Un homme comme une ville et une femme comme une fleur (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2017



 

Un homme comme une ville et une femme comme une fleur
— et qui s’aiment. Deux femmes. Trois femmes.
D’innombrables femmes, chacune comme une fleur.
Mais
seulement un homme — comme une ville.

***

A manlike and a city and a woman like a flower
— who are in love. Two women. Three women.
Innumerable women, each like a flower.
But
only one man — like a city.

(William Carlos Williams)

Illustration: Robert Doisneau

 

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CHANSON (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2017



 

CHANSON

J’ai fait mon ciel d’un nuage
Et ma forêt d’un roseau.
J’ai fait mon plus long voyage
Sur une herbe d’un ruisseau.

D’un peu de ciment : la ville
D’une flaque d’eau : la mer.
D’un caillou, j’ai fait mon île
D’un glaçon, j’ai fait l’hiver.

Et chacun de vos silences
Est un adieu sans retour,
Un moment d’indifférence
Toute une peine d’amour.

C’est ainsi que lorsque j’ose
Offrir à votre beauté
Une rose, en cette rose
Sont tous les jardins d’été.

(Gilles Vigneault)

 

 

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Un étranger ne saurait pénétrer (Marcel Béalu)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2017


 


 

Un étranger ne saurait pénétrer
Dans cette ville de cristal
Où libre et prisonnier je vacille
Flamme dans le vent

(Marcel Béalu)

 

 

 

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Le Secret (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2017


 

Où gis-tu secret du monde
à l’odeur si puissante?
Parfois un ouvrier doux
dans la ville fiévreuse
tombe d’un échafaudage
et le vent sent toujours le lilas;
un malheur tenace
habite les corps les plus beaux
les mains dans le soir se serrent
un animal s’endort
dans une loge qu’ouvragèrent les hommes
la paix toujours se corrompt
et la guerre
n’a plus d’âge.

(Jean Follain)

Illustration

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LES VILLES DEVIENNENT DES JOYAUX (Tennessee Williams)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2017



Illustration
    
LES VILLES DEVIENNENT DES JOYAUX

Les villes deviennent des joyaux
à sept heures, le soleil couché,
perlées de lampadaires,
les galeries s’éclairent à plaisir…

Haute, haute, haute
est la fine musique de la nuit sur elles !

Oh, pourquoi ne sont-elles
ce que nous avons cru qu’elles étaient,

des gemmes incorruptibles,
de vrais diamants tombés dans l’eau ?

***

TOWNS BECOME JEWELS

Towns become jewels
at seven, after sunset,
pearled with lamps,
the arcades lit for pleasure…

High, high, high
is the night’s thin music above them!
Oh, why are they not
as once we believed they were,
incorruptible gems,

true diamonds dropped in water?

(Tennessee Williams)

 

Recueil: Dans l’hiver des villes
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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PAYSANNES EN VILLE (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017



 

Paul Gauguin   Paysannes bretonnes

PAYSANNES EN VILLE

Par la pluie et la boue elles sont descendues
Des coteaux où l’ajonc est tondu par la dent
Du bétail et, les doigts gênés par des gants blancs,
Puissantes, elles ont l’allure des charrues.

(Francis Jammes)

Illustration: Paul Gauguin

 

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Un nuage nuancier (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



Illustration: Arturo Souto
    
Un nuage nuancier
traverse le ciel de la ville

nu, le corps s’appuie
au chambranle blanc de la fenêtre.

On vit sur un rebord heureux du temps
de quoi se souvenir.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Jetant mes notes et brouillons (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



    

Jetant mes notes et brouillons
je mets du temps à la poubelle.

Évocations en strates :
telle année fut écrit tel livre

je parlais
en telle ville
à des inconnus, d’un sujet oublié depuis.

Des heures, des jours de moi ont perdu tout à fait leur trace

je suis habitée
par une route à grande vitesse, à sens unique,
au terminus inconnu mais certain.

Me voici maintenant, vieil animal qui flaire l’horizon
s’interrogeant sur la nécessité de durer encore

mais toi présent, je n’ai plus débat avec la mémoire
ton corps a la même odeur qu’il y a cinquante ans
ce morceau-là du temps n’est pas jetable.

Ah, que la route aille
en avant encore,

encore un peu
en avant!

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Sur le Rhin (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



Illustration: Odd Nerdrum
    
Sur le Rhin
le pont entre la ville allemande Breisach
et sa vieille ennemie française au nom d’écho
Neuf-Brisach
crie tellement de soleil qu’on oublie en le traversant
les siècles de canons et de bombes.

Les meules de foin roulent sous la gloire du soleil, tout dit
la joie du ciel dans une étourdissante immobilité,

le langage cesse de clabauder la haine, il se tient là parmi
les ombres apaisées,

un homme, une femme s’endorment à deux, le long de la douceur de leur peau.

Pourquoi pas cette minute, pourquoi pas la paix, pourquoi pas nous ?

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Retire-toi étroitement (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017




    

Retire-toi étroitement
dans ton méandre de la ville.

Crée l’irréel de fleuves sans fin, sans courbure,
trace une cartographie du songe,
sens-toi un peu là dans l’imaginaire.

Tu pourras ensuite
doucement identifier l’arbre et le pigeon,
doucement caresser une pomme à l’étalage,
et sourire en confiance aux passants.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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