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Poésie

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Des parfums fusent des buissons (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021



Des parfums fusent des buissons
Il se déplace dans l’air d’infinis frissons
Qui courent sur ma peau

J’entends des cris mélancoliques
Une dernière clarté rôde
Le crépuscule déchire l’étoffe du jour

Tandis qu’une écharpe de brume étrangle la colline
Je rentre entre chien et loup
La ville que je voulais quitter
S’offre chaude et consentante
À mes bras ténébreux.

(Jean-Baptiste Besnard)

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JE RENTRE TARD, LA NUIT, À LA MAISON (Du Fu)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021




Illustration: Roger Vieillard
    
JE RENTRE TARD, LA NUIT, À LA MAISON

A la nuit tombée,
je rentre par le sentier
où rôdent les tigres.
La montagne est noire,
le village endormi,
la Grande Ourse
se penche vers le fleuve.
Au-dessus de ma tête
l’éclat de Vénus
illumine le ciel.
Dans la cour,
la chandelle à la main,
je fouille des yeux
les arbustes ténébreux.
De la gorge montagneuse,
monte le cri effrayé
d’un singe.
Vieillard aux cheveux blancs,
je danse et je chante,
appuyé sur ma canne
je veille toute la nuit.
Et pourquoi pas ?

(Du Fu)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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Dans les lotuseraies rôde Ton esprit (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2021



    

Dans les lotuseraies rôde Ton esprit :
où trouverai-je un siège pour Toi ?
Au passage de Tes pieds — vermeils comme le ciel de l’aurore — mon coeur s’ouvrant
Ton trône sera.

Toute chose impie heurte Ton âme :
je voudrais devenir un tout immaculé ;
Ô délice du Monde, puissance de la Toute-beauté ! Immuable,
que Ta grâce fasse de moi sa demeure.

Un coeur aride Tu ne peux souffrir ;
C’est Toi qui veux porter les liens de l’amour ;
que la plénitude magique de Ta douceur fasse de moi
Ton éternel océan d’amour.

(Traduit du chant bengali d’Anilbaran Roy)

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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L’esprit (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2021



L’esprit, ce loup blessé à mort, rôde,
sous un ciel d’étain,
dans un bois de bouleaux en larmes.

(Bernard Montini)

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LA MAISON DES ENFANTS (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



 

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La maison des enfants
Est livrée au grand vent
Leurs chambres sont désertes.
Le grand vent du matin
Ne dénoue au jardin
Nul ruban de soie verte.

Plus de mots hésitants
Et plus de compliments
Au midi de ma fête
Et plus de petits pas,
Plus de secrets tout bas
Ni de cris à tue-tête.

Loin de moi grandissez
Enfants de mon passé
Qui vivez en voyage,
Puis venez à mon coeur
Fontaine de mes pleurs
Y puiser votre image.

Usez de mon amour.
Votre jour est toujours
L’objet de mon envie.
Revenez à mes bras,
Ne vous éloignez pas
Du sein de votre vie.

Êtes-vous nés trop tôt
Rires de mes berceaux
A l’âge du quadrille?
Êtes-vous nés trop tard
Enfants de mes hasards,
Enfants petites filles?

Le jardin est pareil,
L’abeille et le soleil
Y font leur course à l’aise,
Mais sous les hauts sapins
Plus de jeux anciens
Plus de chansons françaises.

Plus de baisers le soir
Ni de peur dans le noir
Où vient rôder le diable,
Plus de jouets cassés,
Plus de genoux blessés
Ni de châteaux de sable.

Enfants, c’est mon passé
Passé que vous bercez
Au jardin de Verrières,
Car je riais aussi
Sous l’arbre que voici
Et que planta mon père.

Les jours sont abîmés.
Aurais-je trop aimé
Le pas qui déconcerte ?
Je suis seule à présent
Mes lointaines enfants
Devant la porte ouverte.

(Louise de Vilmorin)

Illustration

 

 

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HAMPI (INDE) (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2020




Illustration
    
HAMPI (INDE)

Nulle part
le silence des pierres
n’est plus éloquent
la désolation
plus somptueuse
Sous un soleil pesant
l’éternité rôde
Le temps assis sur un roc
se repose d’être le temps

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le vent (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2020



Sur le ventre du champ
Le vent secoue une touffe d’arbres
Il rôde à ras du sol
Et bien qu’il soit impalpable
J’en arrache des bribes
D’un souffle enjôleur
Il berce les arbres lents
Sournois soudain il les tourmente
Et rythme la danse des vagues.

(Jean-Baptiste Besnard)

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Puis allant et venant (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2020



 

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Puis allant et venant, qui rôde
hors nous dans la lumière, quel souffle
avivant quoi, perdant
trace, cherchant ?
— Musette du soleil rouge.

(Pascal Commère)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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LE POSEUR DE QUESTIONS (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2020




    
LE POSEUR DE QUESTIONS

Très loin, dans le dedans de mon écorce chaude,
dans le noir embrouillé des veines et du sang,
le poseur de questions tourne en rond, tourne et rôde
il veut savoir pourquoi tous ces gens ces passants ?

Le mort que je serai s’étonne d’être en vie,
du chat sur ses genoux qui ronronne pour rien,
du grand ciel sans raison, du gros vent malappris
qui bouscule l’ormeau et se calme pour rien.

Un cheval roux pourquoi ? Pourquoi un sapin vert ?
Et pourquoi ce monsieur qui fait une addition,
qui compte : un soleil, deux chiens, trois piverts,
qui compte sur ses doigts pleins de suppositions ?

Il compte sur ses doigts, mais perd dans ses calculs
sa raison de compter, sa raison de rêver,
sa raison d’être là, tout pesant de scrupules,
et d’être homme vivant sans qu’on l’ait invité.

(Claude Roy)

 

Recueil: Claude Roy un poète
Traduction:
Editions: Gallimard Jeunesse

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Geng-lou-zi (Wen Ting-yun)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020




Illustration: ArbreaPhotos
    
Geng-lou-zi

Longues tiges de saules
Fine pluie de printemps
Par-delà les fleurs, lointains échos de la clepsydre
Effrayées : oies sauvages hors des passes
Envolées : corneilles sur les remparts
Surgi du paravent peint, un couple de perdrix d’or

Brume parfumée
Infiltrée dans la gaze
Pavillon sur l’eau où rôdent les plaisirs d’antan
Tourne la bougie rouge
Le rideau brodé est baissé
Long rêve de toi : tu ne le sais pas !

(Wen Ting-yun)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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