Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘hollow’

Page (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2015


ile-reunion-cascade-grand-galet-resurgence-hdr

Page

Les couleurs s’annulent.
Vos pierres de gué
Devinent un chemin
Sur le blanc aveugle
Au ras des rives.
Le vide du puits
Avale les sons.
Bruissent les mots
Parmi les pierres.

Ils cherchent le noir
Fluide et frais
De l’eau souterraine.
Sur les bords du lac
Expire le souffle
Du vent qui passe.

Vous vacillez
Dans l’infini
De la lumière
Qui dissipe la voie.
Que vos paroles
Sombrent en tremblant
Dans la calme lueur,
Pour resurgir
Ailleurs, accomplies!

***

Page

A blanching of sight.
Your stepping stones
Extend a path
Across the depth
Of brimming white.
The hollow well
Absorbs the words.
Sounds as they fall
Resound in the shaft.

They seek the cool
And liquid dark
Of water in earth.
The lakeside laps
With the dying breaths
Of the passing wind.

The infinite
Before within
Whose light you falter,
Disperses the way.
May the words you say
Tremble and sink
Through the glowing quiet,
To rise elsewhere
And be heard as they are.

(Michael Edwards)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le clair du seuil (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2015


vide

Le clair du seuil

Ce n’est plus La maison. Chaque pièce,
Vide, se remplit d’un jour nouveau.
Les livres, les lampes, qui descendent
Lentement sur les marches du rêve,
S’éloignent dans le vague des camions
Un spectre
Fragile nous soutient, si peu nous-mêmes,
Débarrassés, visibles.
Elle rend tout léger, la lumière
Qui entre et qui possède la maison.
La demeure partout tremble de silence.
Une douce clarté efface les cloisons.
L’air est lourd d’une absence d’être.
Nous touchons le soleil sur les fenêtres.

***

Moving House

Look: the base rooms of what was then
Our home fill with unimpeded,
Unforeseen light. Books from shelves,
Bulbs from ceilings, having been
Lowered and crated, will, I suppose,
Have joined all that the house has shed,
In hollow vans. The house and we,
Without, simplified, curtainless.
The light, as if we were not there,
Brims and possesses, while the house
Trembles with silence everywhere.
What is this light? This lightness? We
Observe the air no presence fills,
And touch the sunlight on the sills.

(Michael Edwards)

(NB: l’auteur est bilingue et il a traduit en français son poème puis reconstruit le poème anglais)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Vers La Lance (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2015


ubac-adret

Vers La Lance

Les ombres des nuages
Qui maneuvrent là-haut
Rôdent sur les versants,
Eteignent tour à tour
Les arbres, les maisons.

Le noir de la lumière
Creuse des puits profonds
Dans la terre surprise,
Et libère en partant
D’éclatantes collines.

***

Towards La Lance

The clouds process.
Their shadows range
the slopes at will,
dousing each tree
and house in turn.

The dark of light
sinks in the earth,
hollowing deep.
Its going leaves
luminous hills.

(Michael Edwards)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :