Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘pointe’

Le vide a une pointe (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2021



Le vide
A une pointe

Et même
Elle est dure.

(Guillevic)

Posted in poésie | Tagué: , , , | 4 Comments »

Il faudra un jour (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2021




    
Il faudra un jour
nous excuser auprès de la terre
et nous retirer sur la pointe des pieds

(Abdellatif Laâbi)

 

Recueil: L’arbre à poèmes ANthologie personnelle 1992-2012
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Aux arbres (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2021




    

Aux arbres

Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
L’étude d’un atome et l’étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! –
J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des antres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

(Victor Hugo)

 

Recueil: Cent poèmes de Vivtor Hugo
Traduction:
Editions: Omnibus

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A marée basse (Chiyo-ni)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2020



   


    

A marée basse
Sur la pointe des pieds
le papillon

***

蝶々のつまだて‘居るしお干かな
chôchô no / tsumadatete iru / shiohi kana

(Chiyo-ni)

 

Recueil: Chiyo-ni Une femme éprise de poésie
Traduction: Grace Keiko / Monique Leroux Serres
Editions: Pippa

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

A MA MERE… (Jacqueline Commard)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2020



Illustration: Edvard Munch
    
A MA MERE…

On ne guérit jamais du départ de sa mère…
Partie tout doucement sur la pointe des pieds
Vers un étrange port qu’on voudrait oublier
Mais revenant sans cesse avec un goût amer.

Lorsque la nuit descend, à l’heure où tout repose
Devant le firmament ma plaie se cicatrise
Il me semble soudain qu’une ombre s’amenuise
Dans cet épais brouillard qui nimbe toute chose.

Absence insoutenable! …et silence trop lourd…
Mystérieux voyage d’aller sans retour…
Où vont nos pauvres coeurs, vers quelle apothéose ?…

Se rassembleront-ils en un sublime éther ?
Bouquets de chrysanthèmes ou bien gerbes de roses
S’endormiront aussi sur la dalle de pierre.

(Jacqueline Commard)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Son corps est d’un blanc monotone (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



 

Son corps est d’un blanc monotone
Comme la neige sur les champs ;
Mais sa toison semble un automne
Doré par les soleils couchants.

Ses seins droits ont la pointe aiguë
Ainsi que la ronce des murs
Et sont froids comme la ciguë
Pleine de poisons doux et sûrs.

Dire l’odeur de sa peau fraîche,
Aucun parfum ne le saurait,
Ni le foin séché dans la crèche,
Ni l’haleine d’une forêt,

Ni le thym, ni la marjolaine,
Ni le muguet, ni le cresson
Nourri des pleurs de la fontaine
Et tout baigné de sa chanson,

Ni le repli des coquillages
Qui garde un arôme énervant,
Souvenance d’anciens sillages,
D’algues, de marée et de vent.

(Jean Richepin)

 Illustration: Victor Karlovich Shtemberg

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cueillir au vol les météores (Michel Leiris)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020


 


météore_IRENA

 

Cueillir au vol les météores
Faire crépiter leur succession de pointes acérées
sans que jamais elles s’apprivoisent
en longes
ou crinières bien peignées
de lignes courbes ou droites
filant vers la guipure de bord de table en quoi
happé
l’horizon se résout

(Michel Leiris)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

RYTHMES TRANCHANTS (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020



 

arc-brise

RYTHMES TRANCHANTS

Je suis l’arc brisé
D’un cercle.
Je suis la forme rompue
D’une statue.
Je suis l’idée tue
De quelqu’un.

Comme si je marchais
Sur des pointes
Ta calme proximité
Sans cesse pour moi s’aggrave.

(Srecko Kosovel)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je suis l’idée tue (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2020



 

Jeanie Tomanek    fallow [1280x768]

Je suis l’idée tue
De quelqu’un.
Comme si je marchais
Sur des pointes…

(Srecko Kosovel)

Illustration: Jeanie Tomanek 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , | 4 Comments »

La route pointée vers la haute mer (Robert Guiette)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2020



La route pointée vers la haute mer
mais si près des premières vagues
et si près des innocentes plages
où nos pas s’arrêtent

comme un mât dans le ciel inverse
qui s’effrange
je me perds
autour de moi-même

(Robert Guiette)


Illustration: Patrice Rivoallan

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :