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Poésie

Posts Tagged ‘Paris’

Paris at Night (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Paris at Night

Trois allumettes, une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
et l’obscurité toute entière pour me rappeler tout cela
en te serrant dans mes bras.

(Jacques Prévert)

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A comme Love (Liska)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2017



A comme Love

Bitume aux semelles
Les yeux dans les nuages
Le coeur a l’abri
Sous le parapluie
De ton amour
Je bats la campagne
A Paris

(Liska)

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Moi, j’aime le music-hall (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2017



 

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Moi, j’aime le music-hall

Moi j´aime le music-hall
Ses jongleurs, ses danseuses légères
Et le public qui rigole
Quand il voit des petits chiens blancs portant faux col
Moi, j´aime tous les samedis
Quand Paris allume ses lumières
Prendre vers huit heures et demie
Un billet pour être assis
Au troisième rang pas trop loin
Et déjà voilà le rideau rouge
Qui bouge, qui bouge, bouge
L´orchestre attaque un air ancien du temps de Mayol
Bravo c´est drôle, c´est très drôle
Ça c´est du bon souvenir
Du muguet qui ne meure pas, cousine
Ah! comme elles poussaient des soupirs
Les jeunes fillettes d´antan
Du monde ou d´l´usine
Qui sont devenues à présent
De vieilles grand-mamans
Ce fut vraiment Félix Mayol
Le bourreau des cœurs de leur music-hall

Mais depuis mille neuf cent
Si les jongleurs n´ont pas changé
Si les petits toutous frémissants
Sont restés bien sages sans bouger
Debout dans une pose peu commode
Les chansons ont connu d´autres modes.
Et s´il y a toujours Maurice Chevalier,
Édith Piaf, Tino Rossi et Charles Trenet
Il y a aussi et Dieu merci,
Patachou, Brassens, Léo Ferré.

Moi, j´aime le music-hall
C´est le refuge des chanteurs poètes
Ceux qui se montent pas du col
Et qui restent pour ça de grandes gentilles vedettes
Moi j´aime Juliette Gréco
Mouloudji, Ulmer, les Frère Jacques
J´aime à tous les échos
Charles Aznavour, Gilbert Bécaud
J´aime les boulevards de Paris
Quand Yves Montand qui sourit
Les chante et ça m´enchante
J´adore aussi ces grands garçons
De la chanson,
Les Compagnons
Ding, ding, dong
Ça c´est du music-hall
On dira tout c´qu´on peut en dire
Mais ça restera toujours toujours l´école
Où l´on apprend à mieux voir,
Entendre, applaudir, à s´émouvoir
En s´fendant de larmes ou de rire.
Voilà pourquoi, la, do, mi, sol,

J´aim´rai toujours le music-hall
J´aim´rai toujours, toujours, toujours,
Toujours, toujours, le music-hall.

(Charles Trenet)

 

 

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SAINTE CHAPELLE (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2017




SAINTE CHAPELLE

Monte la plus fine
Taille de Paris
Robe de dauphine
Le dessin suffit
Le geste d’ondine
La reine des gris

Ami, disait Blanche
Qu’amour ne t’enivre
Sourire de l’ange
Qui lit dans le livre
Louis fait vendange
Les oiseaux sont ivres

Sainte libellule
Le roi peut entrer
Sans lampe qui brûle
Mon coeur est gardé
Dieu dans ma cellule
Ne fait que chanter.

(Henry Bauchau)

Illustration

 

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Et quand je pense qu’après ma mort (Charles Bukowski)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2017



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et quand je pense qu’après ma mort,
il y aura encore des jours pour les autres, d’autres jours, d’autres nuits,
des chiens en maraude, des arbres tremblant dans le vent.

Je ne laisserai pas grand-chose.
Quelque chose à lire, peut-être.

Un oignon sauvage
sur la route écoeurée.

Paris dans le noir.

***

and to think, after I’m gone,
there will be more days for others, other days, other nights,
dogs walking, trees shaking in the wind.

I won’t be leaving much.
something to read, maybe.

a wild onion
in the gutted road.

Paris in the dark.

(Charles Bukowski)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 Illustration

 

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Tout dort. Le fleuve antique … (Albert Samain)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2016



Notre Dame

Tout dort. Le fleuve antique entre ses quais de pierre
Semble immobile. Au loin s’espacent des beffrois.
Et sur la cité, monstre aux écailles de toits,
Le silence descend, doux comme une paupière.

Les palais et les tours sur le ciel étoilé
Découpent des profils de rêve. Notre-dame
Se reflète, géante, au miroir de mon âme.
Et la Sainte-Chapelle a l’air de s’envoler ! …

Tout dort dans les maisons où regarde la lune.
Et ceux-là qu’éreinta la vie et son travail
Jouissent, poings fermés, leur somme de bétail
Ou galopent furieux la course à la fortune.

Pour moi, je veille, l’âme éparse dans la nuit,
Je veille, coeur tendu vers des lèvres absentes,
Parmi la solitude aux brises caressantes,
Et la lune à travers les arbres me conduit.

Paris est recueilli comme une basilique ;
À peine un roulement de fiacre, par moment,
Un chien perdu qui pleure, ou le long sifflement
D’une locomotive – au loin – mélancolique.

Le silence est profond, comme mystérieux.
La nuit porte l’amour endormi sous sa mante
Et je n’entends plus rien dans la cité dormante
Que ton haleine frêle et douce, ô mon amante,

Qui fait trembler mon coeur large ouvert sous les cieux.

(Albert Samain)

 

 

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LA BAGUE D’ÉMERAUDE (Nâzim Hikmet)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2016




LA BAGUE D’ÉMERAUDE

Par une nuit de mai Paris m’est apparu
l’écrin de velours s’est ouvert,
Je suis entré dans l’émeraude :
un arc-en-ciel
la gerbe d’un feu d’artifice
et des étoiles, des étoiles…
[…]

(Nâzim Hikmet)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

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Gît-le-coeur (Henri Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2016



Gît-le-coeur

Paris aux yeux d’enfant sévère
La Seine va les bras ballants
D’avoine et de cerise amère
Sa robe folle au gré du vent.

Le vieux roi dort fenêtres closes
Je n’aurai pas d’enfant méchant
Gardez mon coeur, îles au vent.

(Henri Bauchau)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

 

 

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NOSTALGIE (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2016




NOSTALGIE

Quand la nuit
est au point de finir
au temps que le printemps est proche
et que rarement
quelqu’un passe

Sur Paris se condense
une obscure couleur
de larme

Au coin
d’un pont
je contemple
le silence sans limite
d’une fille
ténue

Nos deux
maladies
se confondent

Et comme emportés
on demeure

(Giuseppe Ungaretti)

Illustration

 

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Paris! (Alfred de Vigny)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2016



Enfer! Eden du monde!
Paris! principe et fin! Paris! ombre et flambeau!…
Je ne sais si c’est mal, tout cela: mais c’est beau,
Mais c’est grand! Mais on sent jusqu’au fond de son âme
Qu’un monde tout nouveau se forge à cette flamme…

(Alfred de Vigny)

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