Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘objet’

Fin (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2019



Regards rivés au même objet
Mais pour toi comme pour moi je ne sais quoi
prenait fin en ce début d’après-midi

(Tawara Machi)

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Il avait créé dans son esprit (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2019



Illustration: Julia Perret
    
Il avait créé dans son esprit un point tellement lumineux,
un foyer ardent d’attention où il se consumait tout entier
si énergiquement que tout objet, idée, qui venait là,
brûlait instantanément et se réduisait à ses éléments volatils.

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je ne peux pas regarder trop longtemps (Clarisse Lispector)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2019



Illustration: Matthew Spiegelman
    
Je ne peux pas regarder trop longtemps un objet
sinon il me fait exploser.

(Clarisse Lispector)

 

Recueil: Un souffle de vie
Traduction:
Editions:

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Il a suffi (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2019



Illustration: Odilon Redon
    
Il a suffi
D’un léger mouvement des paupières
Souples à caresser les globes
Effervescents d’abolir les objets.

(Jean Tortel)

 

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Seul le grain de chaque objet nourrit (Walt Whitman)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019



Seul le grain de chaque objet nourrit;
Où est celui qui arrache la cosse pour toi et moi?
Où est celui qui déjoue stratagèmes et enveloppes pour toi et moi?

(Walt Whitman)

 

 

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Lorsque éloigné du bruit (Nicolas-Germain Léonard)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2019



 

Charles Guilloux  5oo1_500

Lorsque éloigné du bruit, dans ma douce tristesse,
Je marche à la lueur du nocturne flambeau,
J’aime à me rappeler les jours de ma jeunesse,
Mes parents endormis dans la nuit du tombeau,
L’ami de mon enfance, une aimable maîtresse ;
Tout ce qui fut jadis l’objet de ma tendresse
Repasse devant moi comme un léger tableau.

… Errant sur les débris de ceux que j’ai perdus,
Délaissé maintenant et plein de leur image,
Je traverse le monde où je ne les vois plus,
Et je confie aux bois mes regrets superflus…

(Nicolas-Germain Léonard)

Illustration: Charles Guilloux

 

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L’lNTIME ABSOLU (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2019



    
L’lNTIME ABSOLU
Antaratama

L’objet de mon désir que je poursuivais
divaguant
n’était que peu de chose.
J’arpentais le désert —
ce qu’y cherchait mon coeur altéré
n’était ni or ni diamant,
rien qu’un peu d’eau au creux des mains
rien qu’une ombre sous les palmes d’une source
pour un instant.
Ce rien réconcilie la mort et la vie,
ce rien délasse la fatigue du chemin.

Au marché où l’air n’est que bruit
et poussière
entendre quelques notes d’un chant
est entre tout rarissime et pourtant
ce n’est que peu de chose.

C’est comme une averse éphémère
au passage imprévu d’un nuage
qu’attend la terre aride
en fin de baishakha brûlant,
comme une douce main qui réveille
d’un cauchemar suffocant.

C’est si peu de chose et pourtant
que son manque m’accable
et mon coeur inconsolable
le recherche éperdument.

Il était d’impossibles rêves
que je poursuivis et fis miens
mais que je désertai
en passant.

Le trésor qu’on ne sent que sourdre
dans ses veines,
qui fait la trame des songes,
qui siège au coeur du mouvement,
qui ne laisse d’épigraphe
ni de gloire ni de mémoire
sur écriteau de pierre ;

dans l’étoile du soir de phâlguna
s’inscrit son histoire,
son langage seule ma flûte le connaît —
ce don au tréfonds de ma vie fusionné
qui fut au-delà de mon espérance,
pour qui je ne bâtis aucune maison,
qui hors pesanteur reste dérobé à la vision,

c’est sa douleur qui emplit
mon être tout entier
c’est sa nostalgie
qui fait mon univers.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: L’écrin vert
Traduction: Saraju Gita Banerjee
Editions: Gallimard

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Il faudrait voir plus clair (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2019


Il faudrait voir plus clair

Pour voir tous les objets

Comme entre eux ils se voient.

(Guillevic)

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Quelque chose (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2019


 


 

Ettore Aldo Del Vigo 23

Quelque chose va peut-être arriver.
Un marchand d’habits réclame les objets usés.

(Guy Lévis Mano)

Illlustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Maison de Retraite (Françoise Valencien)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019



Maison de Retraite

la maman qui part pour sa Maison de Retraite,
mais refuse d’abandonner d’innombrables objets:
« La mort est déjà acceptée mais pas ces mille agonies… »

(Françoise Valencien)

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