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Poésie

Posts Tagged ‘être’

Que puis-je être d’autre (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2020



que puis-je
être d’autre
que l’obsession
du centre

(Charles Juliet)

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La vraie beauté (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2020



Relevant de l’être et non de l’avoir,
la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument.
Par essence, elle est une manière d’être, un état d’existence.

(François Cheng)

Illustration: James Sant

 

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La poésie est appel au secours (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2020



La poésie est appel au secours
et recherche de communion.

Notre cheminement,
pour solitaire qu’il soit,
est semé de rencontres et de partages .

Tant d’êtres qui nous ont enrichis
et sans qui nous ne serions pas.

(François Cheng)

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Ici (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2020



Illustration: Alexander Bolotov

    
Ici, la baie assure la brève paix humaine ;
Là-bas, la mer s’éblouit au feu du couchant.
Gloire depuis le temps où nous n’étions pas là ;
Gloire jusqu’au temps où nous ne serons plus là.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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DÉMON (Volker Braun)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2020




    
DÉMON

Me domine un être singulier
Qui me réjouit et me gourmande
Impossible de m’en délivrer
Depuis l’enfance il me commande.
Ma liberté, mon étroitesse
Sous le pesant harnais s’agitent
Et j’accomplis donc ma détresse
En subissant ma réussite.

(Volker Braun)

 

Recueil: Poèmes choisis
Traduction: Jean-Paul Barbe et Alain Lance
Editions: Gallimard

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Tremblement de l’être (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    
Tremblement de l’être quand l’amour nous tient ;
Ravissement de l’être quand l’amour nous porte.
L’éclat du jour est un visage qui éveille,
Et la flamme de la nuit un regard qui veille.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ce fut l’amour de l’amour (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020




Ce fut l’amour de l’amour,
l’amour qui englobe tout le reste,
un amour reconnaissant,
amour de la nature, des êtres,
des animaux,
un amour engendrant
douceur et bonté
qui m’émut,
et cela je le vis en toi.

(William Carlos Williams)

 

 

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Que le serpent attende sous son herbe (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020



Que le serpent attende sous
son herbe
et que l’écriture
soit de mots, lents et rapides, prompts
dans l’attaque, patients dans l’attente,
vigilants.

– par la métaphore réconcilier
les êtres et les pierres.
Composer. (il n’est d’idées
que dans les choses.) Inventer!
saxifrage est ma fleur qui fend
les rochers.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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Etre cerf-volant! (Chiyo-ni)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2020




    
Etre cerf-volant!
J’attacherais mon fil
à votre manteau

***

もすそにもつくものならば鳳巾の糸
mosuso nimo / tsuku mono naraba / tako no ito

(Chiyo-ni)

 

Recueil: Chiyo-ni Une femme éprise de poésie
Traduction: Grace Keiko / Monique Leroux Serres
Editions: Pippa

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Anachorète (Habiba Djahnine)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2020




    
Anachorète

Hier j’ai regardé ses rides une à une
J’ai dévisagé les sillons de son âme
Pour dérouler le fil des ans
Qui ont tissé tant d’histoires sur sa peau.

Hier je me suis approchée de sa demeure
Frêle et éphémère
Gardant les traces de sa vie nomade
Terre meuble, qui se déplace avec ses pas.

Hier je me suis approchée de son oasis
Son dromadaire m’accueille larmoyant
Face à la dune, l’unique dune
Il veille sur les rides de l’ermite.

Il enfile ses poèmes un à un pour conter le désert
Il dit que les poèmes ne lui appartiennent pas
Les vents lui ont offert les vers
Et les tempêtes la mémoire pour les garder.

Maintenant c’est l’heure du thé
Le bois sec brûle
C’est le moment
De se souvenir du sens des vents
Les plus belles histoires
Sont celles où les êtres s’aiment dans le dénuement
Et les plus cruelles
Sont celles où les êtres se font la guerre dans l’opulence.

Hier j’ai regardé ses rides une à une
J’ai dévisagé les sillons de son âme
Pour dérouler le fil des ans
Qui ont tissé tant d’histoires sur sa peau.

(Habiba Djahnine)

 

Recueil: 120 nuances d’Afrique
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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