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Poésie

Posts Tagged ‘col’

LYDIA (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018



LYDIA

Lydia, sur tes roses joues,
Et sur ton col frais et plus blanc
Que le lait, coule étincelant
L’or fluide que tu dénoues.

Le jour qui luit est le meilleur :
Oublions l’éternelle tombe.
Laisse tes baisers de colombe
Chanter sur tes lèvres en fleur.

Un lys caché répand sans cesse
Une odeur divine en ton sein :
Les délices, comme un essaim,
Sortent de toi, jeune Déesse !

Je t’aime et meurs, ô mes amours !
Mon âme en baisers m’est ravie.
O Lydia, rends-moi la vie,
Que je puisse mourir toujours !

(Leconte de Lisle)

Illustration: Andrzej Malinowski

 

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Je garde une médaille d’elle (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2018



 

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Je garde une médaille d’elle où sont gravés
une date et les mots : prier, croire, espérer.
Mais moi, je vois surtout que la médaille est sombre :
son argent a noirci sur son col de colombe.

(Francis Jammes)

 

 

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LE CHANT DU CYGNE (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2018



 

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LE CHANT DU CYGNE

Muet, il a ployé son col blanc
En arc au-dessus de l’eau,
Dans l’eau, les buissons, le clocher, le château,
Il a fermé l’oeil.

Et au milieu du lac il ne pouvait couler,
C’était un ordre effrayant :
Vivre, souffrir, sans fin regarder
Sa face brisée.

Dans la douleur qui ne cesse jamais, jamais
Et comme au miroir des eaux
En soi sans fin regarder (vivre contre son gré)
Avec la douleur au coeur du coeur.

(Srecko Kosovel)

Illustration

 

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Je sens la caresse (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018




Je sens la caresse de mes doigts
sur mon cou quand je mets mon col
et je pense avec tendresse
aux douces dames que j’ai connues.

(William Carlos Williams)

Illustration: Orestes Bouzon

 

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Tu vois je t’aime (Herman Gorter)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2018



Illustration: Etienne Adolphe Piot
    
Tu vois je t’aime,
je te trouve si gentille, si légère —
tes yeux sont si lumineux,
je t’aime, je t’aime.

Et ton nez ta bouche et tes cheveux
et tes yeux et ton cou avec
ton petit col et ton oreille
et la mèche devant.

Tu vois j’aimerais tant
être toi, mais c’est impossible,
la lumière t’entoure, tu es
tellement ce que tu es.

Oh oui, je t’aime,
Je t’aime tant,
Je voulais tant te le dire —
Mais je n’y arrive pas.

(Herman Gorter)

 

Recueil: Ce que tu es
Traduction: Saskia Deluy et Henri Deluy
Editions: Al Dante

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Les commencements sont nombreux (Guy Goffette)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Illustration: Véronique Wibaux 
    
Les commencements sont nombreux, mais c’est toujours la même histoire,
celle d’un homme que le petit matin dans la rue saisit par le col,
alors qu’il était sorti pour acheter une baguette à la boulangerie.

Et voilà que ce qu’il croyait établi dans sa vie,
le chemin tracé, une femme avec un chat parmi les livres,
voilà que la rue humide et riante sous le premier soleil
avec son odeur de nouveau-né, flanque tout par terre,
le petit matin, le ciel, le chemin, la boulangerie,

et lui ne sait plus rien tout à coup,
ni qu’il avait faim, ni que l’amour existe
et qu’il eut dans sa vie la place du soleil, rien.

Quelque chose comme l’aile d’un ange ou d’un oiseau vient de le toucher,
et c’est comme s’il avait trébuché sur son ombre invisible à cette heure,
et la terre en le recevant ne l’a pas reconnu.

Son corps s’en va devant lui tout seul et il le regarde sans étonnement ni effroi,
longer les couloirs de la ville et se perdre,
avec une sorte de demi-sourire,
comme celui de l’ange du porche dont il ne se souvient plus.

Il pèse tout juste le poids de son silence.

(Guy Goffette)

 

Recueil: Tombeau du Capricorne
Traduction:
Editions: Gallimard

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Sonnet (Théophile Gautier)

Posted by arbrealettres sur 26 avril 2018



Illustration: Goyo Hashiguchi
    
Sonnet

Pour veiner de son front la pâleur délicate,
Le Japon a donné son plus limpide azur ;
La blanche porcelaine est d’un blanc bien moins pur
Que son col transparent et ses tempes d’agate ;

Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate ;
Le chant du rossignol près de sa voix est dur,
Et, quand elle se lève à notre ciel obscur,
On dirait de la lune en sa robe d’ouate ;

Ses yeux d’argent bruni roulent moelleusement ;
Le caprice a taillé son petit nez charmant ;
Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise ;

Ses mouvements sont pleins d’une grâce chinoise,
Et près d’elle on respire autour de sa beauté
Quelque chose de doux comme l’odeur du thé.

(Théophile Gautier)

 

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IMAGERIES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration
    
IMAGERIES

La vie qui mêle sans art
Carrossiers et palmipèdes
Dans une grande chaleur
Où sous un froid éternel,

L’éléphant, la crapaudine,
Le bolet nécromancien,
Et ce phagocère olympien
Qu’on appelait Léopoldine,

Qui fait dérailler les trains
Puis le vol de la Grande Ourse,
Dans le ciel inaltérable
Écartelé de soleil,

La vie ne m’a rien donné
Qu’une tendresse insoluble,
Fêlée d’une cornemuse
Au bord peureux des forêts.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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LÉDA (Rubén Darío)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2018



Illustration: Mariano Fortuny Madrazo
    
LÉDA

Le cygne paraît de neige dans la nuit,
et son bec est d’ambre quand l’aube reluit ;
le crépuscule suave qui bientôt se perd
rosit les ailes candides de sa lumière.

Et puis, sur les ondes du lac azuré,
après que l’aurore perdit sa teinte vermeille,
les ailes tendues et le col recourbé,
le cygne est d’argent, baigné de soleil.

Tel est-il, quand il lustre ses plumes de soie,
olympique oiseau que l’amour a meurtri,
et dans les flots sonores, viole Léda,
un bec recherchant les lèvres cramoisies.

La belle soupire, dévêtue et vaincue,
et pendant que ses plaintes s’envolent au vent,
des vertes profondeurs d’un feuillage dru
étincellent les yeux troubles de Pan.

(Rubén Darío)

 

Recueil: Chants de vie et d’espérance
Traduction: Lionel Igersheim
Editions: Sillage

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Est-ce elle au loin qui me lie à elle (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2018




    
Est-ce elle au loin
Qui me lie à elle,
Rit, vire, vole, me fascine,
Par tendresse tend son col?
Franchise d’ombre soumise au
Maître, ses beaux bras ployés
Sinuent tels deux cygnes épris.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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