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Poésie

Posts Tagged ‘insoluble’

Si la Mort était morte (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2019



Si la Mort était morte
d’où s’élèveraient les métamorphoses ?

Face au temps insoluble
nos rêves se lasseraient

Renaître perdrait son filon.

(Andrée Chedid)


Illustration: E. Schiele

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Devant un labyrinthe insoluble (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2019



Le puzzle de nos prétendues réussites
et de nos apparentes erreurs,
semble conçu par un maniaque anonyme
qui aurait abîmé en jouant toutes les figures
et ne veut ou ne sait les recomposer,
sans permettre non plus qu’un autre le tente.

Ce gaspillage de formes,
cette confusion des choses qu’on doit et ne doit pas faire,
épuise toutes les réserves
autant que la force génératrice qui les renouvelle.

Reste une seule formule:
devant un labyrinthe insoluble
en construire un autre plus enchevêtré,
qui déconcerte le premier.

(Roberto Juarroz)

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Insoluble contradiction (Dominique Grandmont)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2018



 

Marie Hurtrel   contradictionl

Insoluble contradiction :
le poème tente, avec des mots, une sortie de tout langage.
Je suis d’un seul côté du monde, dit le poète.

Mais pour autant, je ne suis pas prêt à échanger mon poème contre la seule réalité du symbole.
Il faut que je m’en sorte, avec les moyens qui sont les miens, pas contre eux.
Car à force de vouloir court-circuiter les opérations (douteuses ou défectueuses) du cerveau,
on en arrive (il faudrait dire : on en revient) à des automatismes-rois et à légitimer une élaboration zéro.

Il faut donc que je me fasse une idée neuve du sens,
lequel ne coïncide pas avec celui de tous les jours, qui guide la lecture.
Ni pour ni parce que, cela veut dire que le poème ne devient un milieu de réfraction propre
qu’en faisant reculer les limites existantes,
celle aussi bien du préalable qu’à l’autre bout, la preuve par l’utilité.

On n’écrit pas pour atteindre un lecteur.
On écrit quand on est soi-même devenu ce lecteur,
quand on est — tel le traducteur devant son original —
le premier lecteur de ce qu’on écrit (et donc pas le dernier).

(Dominique Grandmont)

Illustration: Marie Hurtrel

 

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Pourquoi briser ce lien entre nous ? (Ibn Zaydûn)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2018



Illustration: Edvard Munch
    
Pourquoi briser ce lien entre nous ? D’où te vient cette morgue
envers un pauvre diable prêt pour toi à tous les sacrifices ?
De quel droit répugner à consoler un amour éperdu,
seul reste de vie en un corps malade ?
Si je dois me déshabituer de te voir en personne,
ne peux-tu pas venir à moi par une lettre, un messager ?
Tu es par trop changeante, déconcertante, et je m’y perds.
Que faire ? Insoluble question à mon désarroi.

(Ibn Zaydûn)

 

Recueil: Pour l’amour de la Princesse (Pour l’amour de Wallâda)
Traduction: André Miquel
Editions: Actes Sud

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IMAGERIES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration
    
IMAGERIES

La vie qui mêle sans art
Carrossiers et palmipèdes
Dans une grande chaleur
Où sous un froid éternel,

L’éléphant, la crapaudine,
Le bolet nécromancien,
Et ce phagocère olympien
Qu’on appelait Léopoldine,

Qui fait dérailler les trains
Puis le vol de la Grande Ourse,
Dans le ciel inaltérable
Écartelé de soleil,

La vie ne m’a rien donné
Qu’une tendresse insoluble,
Fêlée d’une cornemuse
Au bord peureux des forêts.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Une tendresse insoluble (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2016



cornemuse

 

La vie ne m’a rien donné
Qu’une tendresse insoluble,
Fêlée d’une cornemuse
Au bord peureux des forêts.

(Maurice Fombeure)

 

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Il y a des moments et des lieux (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2016



Il y a des moments et des lieux
où l’harmonie des choses
nous fait croire que nous résoudrons
l’insoluble de nos vies.

(Robert Mallet)

 

 

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DÉSÉCRITURE (Jean-Claude Xuereb)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2015



 

partition qui brule

DÉSÉCRITURE

Amas de papiers sacrifiés
à l’écriture du poème
esquisse aux lignes raturées
par vagues successives
ensablant sur la page (la plage)
le dessin d’une épure

Vaine quête de perfection
un ressassement silencieux
s’étire ou se recroqueville
s’allège d’apprêts superflus
autour d’un noyau (d’un joyau ?)
irréductible ou insoluble

Quelqu’étincelle dissidente
s’étiole loin du feu central
soudain hors de portée
une musique s’est éteinte
et le texte à peine ébauché
se meurt aux limbes d’embolie

(Jean-Claude Xuereb)

 

 

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