Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘dissoudre’

L’amour ne rend pas aveugle, il rend visionnaire (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2020




    
L’amour ne rend pas aveugle, il rend visionnaire.

L’amour essuie la pruine de fruit, dissout la brume et fait voir, derrière les apparences,
la perfection du projet Divin que chacun de nous incarne sans le savoir.

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: LE LIVRE DE POCHE

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Avec des gestes harmonieux (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2020



Avec des gestes harmonieux
tes mains se promènent sur ton corps
quand tu te contemples nue
dans un miroir prude qui se trouble
et ton sourire épanoui
s’y étiole dans une image vaporeuse
qui dissout le léger mouvement de tes lèvres.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Jean-Baptiste Valadié

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Ciel est inhérent à l’Esprit (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2020


daryl-taylor-fauconiere-204612a41

Le Ciel est inhérent à l’Esprit
Que si l’Esprit se dissolvait –
Son Site – nul Architecte
Ne le pourrait confirmer –

Il est aussi vaste – que notre Capacité –
Aussi clair – que notre idée –
Pour Qui en a un juste désir
Il n’est pas plus loin, qu’Ici –

(Emily Dickinson)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Illusoirement éternels (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2020



Même la mort des autres, disait-il,
ne pourra jamais dissoudre l’abstraction de la nôtre.

Ainsi sommes-nous faits illusoirement éternels
en nous-mêmes.

(Bernard Montini)


Illustration

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Dans la ronde des ombres (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2020



Dans la ronde des ombres froissant l’herbe tendre
J’entrai, disant le nom mélodieux.
Mais tout s’est dissipé, à peine puis-je entendre
D’un faible bruit le souvenir brumeux.

Ce nom, pensai-je, c’est le nom d’un séraphin.
J’eus peur d’abord de la forme légère,
Mais quelques jours encore et nous ne faisions qu’un.
J’étais comme dissous dans l’ombre chère.

Et le pommier de nouveau perd son fruit sauvage,
Et devant moi passe secrètement
L’image qui blasphème et se maudit, l’image
Nourrie des braises de la jalousie.

Et, cerceau d’or, accomplissant une autre volonté,
Le bonheur roule le long du chemin
Et toi tu vas en quête d’un printemps léger,
Déchirant l’air d’un geste de la main.

Le sort en est jeté. Rien ne fera que s’ouvre
Pour nous le cercle ensorcelé.
De la terre virginale les collines souples
Reposent, serrées dans leurs langes.

(Ossip Mandelstam)

Illustration: Madalina Iordache-Levay

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un fleuve nous habite (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2019



Andrius Kovelinas  21

Un fleuve nous habite

Terré sous notre peau
Un fleuve nous habite

Se meut parmi nos membres
Monte jusqu’à nos lèvres

Plus vif parfois
Que nos corps qui l’abritent

Combien d’heures éteintes
Faudra-t-il traverser?

De plaines mises à feu
De puits insondables?

Dissoudre combien d’ombres
Desserrer becs et griffes?

Pour pénétrer cette eau
Dans la quiétude sans lampe

Et s’immerger
Longuement.

(Andrée Chedid)

Illustration: Andrius Kovelinas

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

AU REVERS DES FAÇADES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2019



AU REVERS DES FAÇADES

Je déterre ta face
Enfouie dans l’argile
Dans ta prunelle je déchiffre
Les patiences de l’amour
En ta bouche de silences
Je dissous les trophées
J’explore racines,et vents
M’évertuant à te traduire
Loin des masques d’orgueil
Et du geste déguisé

Je te découvre
Au revers des façades
Et des tournures du monde
Loin des courses aux mirages
A rebours du mépris
Je mesure ta place
A l’aulne de l’univers
J’évalue l’exploit
Sur les balances du temps

Tu es ce qui demeure
Quand l’ornement s’éteint.

(Andrée Chedid)

Illustration: Marie-Paule Deville Chabrole

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Profession de foi (Ingerborg Bachmann)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2019



Illustration: Nathalie Mounier
    
Profession de foi

Je ne peux vivre sans ressentir la présence toujours
D’une étincelle de feu clair.
Mon coeur préfère errer éternellement
Que se rafraîchir dans le courant du jour.

Je cherche l’amour aux ultimes confins
Et brûle de me dissoudre enfin,
Quand bien même tous les appuis me lâchent,
Me jouant aux mains du Malin.

Je me tiens rayonnante devant les plus profonds abîmes,
afin de connaître leur sens ultime
Et il m’est permis aux heures magiques
D’aller à l’origine, au fond des énigmes.

***

Bekenntnis

Ich kann nicht leben ohne einen Funken
Von hellem Feuer stets zu fühlen.
Mein Herz wird lieber ewig wandern,
Als sich im Strom des Tages kühlen.

Ich suche Liebe an den letzten Grenzen
Und gliihe mich einmal zu lösen,
Selbst wenn mich aile Pfeiler lassen,
Mich spielend in die Hand des Bösen.

Ich stehe strahlend vor den tiefsten Gründen,
Um ihren letzten Sinn zu sehen
Und darf in zauberhaften Stunden
Bis an der Rätsel Urgrund gehen.

(Ingerborg Bachmann)

 

Recueil: Toute personne qui tombe a des ailes
Traduction: Françoise Rétif
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’écoute une voix inaudible (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2019




J’écoute une voix inaudible
Sons inarticulés
Syllabes étouffées
Pourtant elle bourdonne à mes oreilles
Dimanches stagnants
Etangs d’ennui
De l’aube à minuit
Pourtant le village chante au bout du chemin
Terre aérienne
Lumière dévote
Soleil de gloire
Ciel ardent
Mais je porte un monde intérieur
Que je n’aurai pas su traduire
Et je me dissous dans un verre d’eau
Où flotte un glaçon

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Il y a de grandes étendues du nuit (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



Il y a de grandes étendues du nuit.
Le raisonnement n’a que le mérite de s’en servir.
Dans ses bons moments, il les évite.
La poésie les dissout.
Elle est l’art des lumières.

(René Char)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :