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La méditation n’est pas une évasion (Thich Nhat Hanh)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2019



La méditation n’est pas une évasion
mais une rencontre sereine avec la réalité.

(Thich Nhat Hanh)

Illustration

 

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Les pas lointains (César Vallejo)

Posted by arbrealettres sur 18 août 2019




    
Les pas lointains

Mon père dort. Son auguste visage
figure un coeur serein ;
il est maintenant si doux…
s’il est en lui quelque chose d’amer, ce doit être moi.

Il y a de la solitude au foyer; on prie;
et pas de nouvelles des enfants aujourd’hui.
Mon père s’éveille, ausculte
la fuite en Égypte, l’adieu apaisant.
Il est maintenant si proche;
s’il est en lui quelque chose de lointain, ce doit être moi.

Et ma mère se promène là-bas dans les jardins,
savourant une saveur désormais sans saveur.
Elle est maintenant si suave,
si aile, si départ, si amour.

Il y a de la solitude au foyer sans tumulte,
sans nouvelles, sans vert, sans enfance.
Et s’il est quelque chose de brisé ce soir,
et qui descend et qui grince,
ce sont deux vieux chemins blancs, courbés.
Mon coeur les parcourt à pied.

(César Vallejo)

 

Recueil: Poésie complète 1919-1937
Traduction: Nicole Réda-Euvremer
Editions: Flammarion

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CLOUÉE (Marina Tsetaeva)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2019




Illustration: Salvador Dali

    
CLOUÉE

Clouée au pilori de la honte
D’une conscience ancestrale,
Serpent au coeur et marque rouge au front,
Je dois crier mon innocence.

J’affirme que règne dans mon coeur
La paix sereine d’une communiante.
Et que, main tendue, sans pudeur
J’ai mendié sur les places le bonheur.

Fouillez vous-mêmes tous mes coffres
Suis-je devenue aveugle ? Dites,
Où est l’argent, où l’or ? Car dans ma main
Je tiens — quoi ? Une poignée de poussière.

C’est tout ce que j’ai su, mendiante flatteuse,
Reprendre à ceux qui tiennent le bonheur
Et que j’emporterai dans le creux de ma main,
Au pays des amours silencieuses.

(Marina Tsetaeva)

 

Recueil: Mon dernier livre 1940
Traduction: Véronique Lossky
Editions: Cerf

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GAIETÉS LYRIQUES (Georges Perros)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



Illustration: Elliot Nichol
    
GAIETÉS LYRIQUES

Si vous cherchez bien
Vous verrez
Des visages
L’enfer s’y promène
Si vous cherchez mal
Vous saurez
Où surnagent
Nos âmes sereines
Le caméléon de l’amour
Y change ses couleurs fauves
La tristesse de vivre ici
Ferme l’oeil bête des alcôves
Nous n’irons plus au bois
L’été
Ressemble trop au carnaval
Danse de mort
Squelettes vains
Nous n’irons plus ; le mal lointain
S’est à nouveau pris dans nos pièges
La vie est un bouchon de liège
Elle flotte au gré des humeurs
Mais n’entend plus l’humble rumeur
De l’éternel qui passe vite
A travers nos coeurs désertés.

(Georges Perros)

 

Recueil: Poèmes bleus
Traduction:
Editions:

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Le Pêcheur (Jacqueline Wiener)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019



Fisherman   

Le Pêcheur

Parmi les ouvriers qui vont pérégrinant
le long du chemin d’cette chienne de vie,
J’aime par-dessus tout le pauv’Pêcheur.
Il a bien des malheurs quelquefois;
il doit lutter bien dur
pour gagner sa pitance…
qu’il fasse mauvais jour,
il n’hésite jamais.
ll n’hésite jamais aux menaces du temps,
gagne le large
le front serein.
ll n’hésite jamais
d’aller vers l’inconnu…
qu’il pleuve,
qu’il tonne
toujours il se défend…
Parmi les ouvriers qui vont pérégrinant
Le long du chemin d’cette chienne de vie
J’aime par-dessus tout le pauv’pêcheur,
qui n’hésite jamais
d’affronter le danger,
de traverser la mer;
Cette mer cruelle qui offre
un triste sort,
Cette mer « qui tant a semé de deuils autour d’elle… »
J’aime le voir dans le matin clair
offrir les voiles aux vents,
Et, debout, sur sa barque brune
Scruter l’horizon…

(Jacqueline Wiener)

Illustration: Patrice Piard

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GALETTE (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2019



Illustration: Jean-Pierre Ceytaire
    
GALETTE

Le roi voit tu seras reine
la reine vit et je suis roi
cela en vaut-il la peine
puisque c’est toi et que c’est moi

Je songe à nos épiphanies
qui furent tristes ou sereines
à ces rêves jamais finis
où j’étais roi et toi reine

Notre royaume est infini
puisqu’il est à toi et à moi
à notre amour jamais fini
quand tu es reine et moi roi

Vive le roi vive la reine
vive l’amour à bas les lois
puisque tu es la souveraine
de nos rêves et de nos joies

(Philippe Soupault)

 

Recueil: Poèmes et Poésies
Traduction:
Editions: Grasset

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TOUTES CHOSES (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



TOUTES CHOSES

Toutes choses rejoignent leurs aires,
Le joli printemps est de retour,
Avec son doux soleil, ses nuits claires,
Pures sereines comme un amour.

Sans elle, quel souvenir soudain
La tristesse à mon âme redonne ?
Les branches bourgeonnent, mais en vain,
Car hélas, en mon coeur, c’est l’automne !

(George Bacovia)

 

 

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Parole juste et vive (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2019



 

Cristina Pérez de Villar  mandalaojorosa [1024x768]

Parole juste et vive,
surgie de la vie intérieure, de même
qu’une rose fondue dans une étoile ;
amoncellement, cime du mont serein
du coeur, contre l’exact zénith ;
étoile finale du jet jailli tout droit
de la source la plus profonde
— celle de l’âme ! —

***

¡Palabra justa y viva,
que la vida interior brota, lo mismo
que una rosa vaciada en un lucero;
cúmulo, cima del sereno monte
del corazón, contra el cenit exacto;
final estrella del surtidor recto
de la fuente más honda
—la del alma!—

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Cristina Pérez de Villar

 

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Parole juste et vive (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2019



 

Jeanie Tomanek beneath orion

Parole juste et vive,
née de la vie intérieure, de même
qu’une rose fondue dans une étoile;
amoncellement, cime du mont serein
du coeur, contre l’exact zénith;
étoile finale du jet jailli tout droit
de la source la plus profonde
— celle de l’âme!

***

¡Palabra justa y viva,
que la vida interior brota, lo mismo
que una rosa vaciada en un lucero;
cúmulo, cima del sereno monte
del corazón, contra el cenit exacto;
final estrella del surtidor recto
de la fuente más honda
—la del alma!—

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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BERGERIE (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2019




    
BERGERIE

Avec une lenteur où bouge un paysage,
Les clochettes à brebis du songe
Prétendent descendre des montagnes

Et l’âme, animale et sereine,
Sous les cyprès que la brume amenuise,
Rumine une voix dans sa laine,

Une voix d’eau blessée pour épines,
Une voix de fruits pour l’eau des plaines
Une voix d’eau tendre pour Beethoven.

Même si j’étais mort
La voix serait toujours
En tout bosquet bienfaitrice mutine.

Je me suis depuis lors
Fait mendiant d’images.
Nul noisetier, nul trèfle ne me refuse.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

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