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Posts Tagged ‘coquelicot’

Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



 

Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !
Pour voir des boutons d’or et des coquelicots,
Vous partez, le dimanche, et remplissez les gares
De femmes, de chansons, de joie et de cigares,
Et, pour être charmants et faire votre cour,
Vous savez imiter les cris de basse-cour.
Vous avez la gaîté peinte sur la figure.
Pour vous, le soir qui vient, c’est la tonnelle obscure
Où, bruyants et grivois, vous prenez le repas ;
Et le soleil couchant ne vous attriste pas.

(François Coppée)


Illustration

 

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La fruste chanson (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017




    
La fruste chanson

Le soleil a fondu la neige,
Plus rouge qu’un coquelicot,
Margot mets ton beau caraco,
Enfile ta jupe de bouège.

Il pleut des fleurs à l’aventure,
Le vent a des meuglements sourds
Comme un taureau qui fait l’amour;
Viens-t-en nous deux à la pâture.

Dans l’odeur des épines blanches
Clignotant leurs yeux de rubis,
Nerveuse échine et maigre hanche,
Les boucs caressent les brebis.

Les crapauds dont la gorge halète,
S’accouplent au chant des coucous.
Ah! Margot, l’amour est bien doux
Pour les gens comme pour les bêtes!

(Marie Dauguet)

 

 

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Le voyageur (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017




    
Le voyageur

Jaillit un chant d’oiseau
Qui devint étincelle
Pour embraser le jour.

Passèrent les glaneuses
Les bras pleins de soleil.

Le chemin où tu marches
Peut te conduire au ciel,
Il suffirait d’un rien.

S’en vont treize faucheurs,
Ne les regarde pas
Car l’un d’eux te recherche.

Cueille un coquelicot
Pour protéger ton coeur
Et pense à cet oiseau
Qui te fut secourable.

Que l’eau lèche la pierre
Et la larme ta joue.
N’es-tu toi-même eau vive
Glissant sur le chemin ?

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Editions: Albin Michel

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Que puis-je faire? (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration de Tassili
    
Que puis-je faire? Ma nature s’accommode mal du repos.
Mon âme est agitée comme la brise qui souffle sur le champ de coquelicots.

Lorsque l’oeil contemple une chose belle,
Le coeur aspire à une chose plus belle encore.

Je vais de l’étincelle à l’étoile et de l’étoile au soleil;
Mon voyage est sans halte, je meurs si je m’arrête.

Lorsque je lève ma coupe débordante du nectar d’un printemps,
Le désir des printemps à venir s’éveille en moi.

L’oeil impatient et le cceur plein d’espoir,
Je cherche la fin de ce qui est sans fin.

(Mohammad Iqbal)

 

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Il est interdit de piétiner les plates-bandes (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017



Les zinnias prospèrent,
les yuccas poussent,
les xéranthèmes prospèrent,
les wédélies poussent,
les volubilis prospèrent,
les ulmaires poussent,
les tulipes prospèrent,
les scabieuses poussent,
les renoncules prospèrent,
les pivoines poussent,
les oeillets prospèrent,
les narcisses poussent,
les marguerites prospèrent,
les lis poussent,
les kennédies prospèrent,
les jacinthes poussent,
les iris prospèrent,
les hortensias poussent,
les géraniums prospèrent,
les fuschias poussent,
les églantines prospèrent,
les dalhias poussent,
les coquelicots prospèrent,
les bégonias poussent,
les anémones fleurissent.
On ne leur a pas encore coupé la tête
et le jardinier n’a pas les mains tachées de sang.
La cueillette viendra plus tard.
Pour le moment il est interdit
de piétiner les plates-bandes.

(Raymond Queneau)


Illustration

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Les coquelicots (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2017



Illustration
    

Les coquelicots font
de tout l’air un talus léger
et de toute la légèreté
une terre de feu

(Laurent Albarracin)

 

Recueil: Le Secret secret
Editions: Flammarion

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MOISSON (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2017



 

MOISSON

Bleuets marguerites et coquelicots pavoisent
Sur des mers de céréales
Qui ondulent sous la houle légère
D’un vent d’été
Soudain un énorme vaisseau fend
La blonde marée
Une moissonneuse-batteuse dévore les gerbes
Et crache des flots de grain
Mais où sont les joyeuses moissons d’antan ?

(Jean-Baptiste Besnard)

Son site ici: Jean-Baptiste Besnard

Illustration: Joseph Matar

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Alors que la faux sculpte le champ (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2017




Alors que la faux sculpte le champ
J’entends le cri rouge d’un coquelicot
Le moissonneur étreint sa gerbe
Et danse avec elle
De longues chevelures blondes
Pendent des charrettes
Dans le chemin qui se creuse.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Joseph Matar

 

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Brusque silence dans la maison (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2017



Brusque silence dans la maison,
Le dernier coquelicot disperse ses pétales,
Dans une longue somnolence
J’attends la nuit qui descend tôt.

La porte est bien fermée,
Le soir est noir, le vent se tait.
Où, la gaieté, où, le souci ?
Et toi, mon doux fiancé ?

L’anneau secret, on l’a perdu,
Bien des jours j’ai attendu,
La chanson, tendre captive,
Est morte dans ma poitrine.

(Anna Akhmatova)

 

 

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Éphémère comme un coquelicot (Pär Lagerkvist)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2017



Éphémère comme un coquelicot, comme le pli
dans le vêtement de celui qui marche
un voyageur inconnu
vers un but inconnu.

Qui suis-je?

Comme la flexion d’un brin d’herbe sous le vent.
Lorsqu’il se relève rien ne s’est passé,
absolument rien.

Mais qui est-il, le voyageur?
Celui qui n’est pas éphémère comme moi.
J’interroge. Mais comment pourrait-il m’expliquer?

Tout m’est incompréhensible
sous un ciel criblé d’étoiles.

***

Tillfällig som en vallmo, som vecket i en vandrandes kläder,
en okänd vandrare
med ett okänt mål.

Vem är jag?
Som ett grässtrås böjning i vinden.
När det reser sig igen har ingenting hänt,
ingenting som helst.

Men vem är han, vandraren?
Han som inte är tillfällig som jag.
Jag frågar. Men hur skulle han kunna förklara det för mig?

Obegripligt är mig allting
under en himmel fullskriven med stjärnor.

(Pär Lagerkvist)

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