Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘environner’

LE BOUT DU ROULEAU (Henri Thomas)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019



Illustration: Ludovic Florent
    
LE BOUT DU ROULEAU

Le poète muet, défait,
s’appuie au comptoir du café.

Ses poèmes sont loin de lui,
c’était hier qu’ils ont fleuri

quand la lumière environnait
d’un duvet d’or le moindre objet

maintenant nu dans la poussière
près des crachats, fils de misère.

(Henri Thomas)

 

Recueil: Trézeaux
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

OÙ L’AVIDE ENVIRONNE (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




OÙ L’AVIDE ENVIRONNE

Lorsque oui viendra mes yeux brilleront
de la lumière dont je pleure
mais maintenant une rumeur de fugue
anime le coeur de toute chose.

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: Vassily Kandinsky

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les étoiles n’ont pas d’amoureux (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2018




    
Les étoiles
n’ont pas d’amoureux.
Jolies
comme elles sont!

Elles attendent un galant
qui les enlèvera
vers la Venise idéale.

Chaque soir elles paraissent
aux grilles de leur fenêtre
— ô ciel à mille étages! —
et font des signes lyriques
aux océans d’ombre
qui les environnent.

Mais attendez, mes belles :
lorsque je mourrai plus tard
je vous prendrai une à une
sur ma jument de brouillard.

(Federico Garcia Lorca)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Loin du pays (Joseph von Eichendorff)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018



Illustration: Marion Warren
    
Loin du pays

le murmure des ruisseaux
dans la forêt m’environne
suis-je en forêt
en murmure

les rossignols chantent
dans cette solitude
ils me parlent
d’autrefois

la lune danse
je vois mon vieux château
dans sa vallée
si loin d’ici

le jardin est plein de roses
ma bien-aimée
m’attend
morte depuis longtemps

***

In der Fremde

Ich hör die Bächlein rauschen
Im Walde her und hin,
Im Walde in dem Rauschen
Ich weiß nicht, wo ich bin.

Die Nachtigallen schlagen
Hier in der Einsamkeit,
Als wollten sie was sagen
Von der alten, schönen Zeit.

Die Mondesschimmer fliegen,
Als sáh ich unter mir
Das Schloß im Tale liegen,
Und ist doch so weit von hier !

Als müßte in dem Garten
Voll Rosen weiß und rot,
Meine Liebste auf mi ch warten,
Und ist doch lange tot.

(Joseph von Eichendorff)

 

Recueil: Poèmes de l’étrange départ
Traduction: Philippe Marty
Editions: Grèges

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’air s’épaissit en nuées (Maurice Benhamou)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2017



Illustration
    
L’air s’épaissit en nuées.

A la bifurcation
des chemins
attend
celle qui m’environne.

Je navigue et divague
en ce qui résiste
au néant

une haleine de lune
un bruissement d’être
dans les mimosas écumeux
où se recueille
grâce
d’arrière vie,
le souffle de l’absence.

Pourquoi chercher
le seuil crépusculaire
de ce qui commence ?

En l’innommable
brûlant, brûlant,
plus loin que la chair,
court la déchirure.

(Maurice Benhamou)

 

Recueil: Tréfonds du Temps
Editions: Unes

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tu prends le mot « sein » (Paul Mahieu)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2016



Tu prends le mot « sein »
attention c’est un mot sensible,
à manier avec infiniment de précaution,
de la douceur s’il te plaît, de l’aménité,
j’oserais dire du respect

c’est un mot de main, de paume,
de doigt, de bout d’ongle

c’est un mot de regard, de voile,
de halo ou de flambance, d’étincelle
ou de prière, de poème

c’est un mot de bouche,
de lèvre, de bout de dent,
de bout de langue
et d’un rien de salive

c’est un mot de framboise et de pêche
d’aubépine et de serpolet

c’est un mot d’écoute-coeur

tu le prends,
tu l’environnes ,
tu l’envoisines,
tu l’encotonnes ,
de partout

mais, je te le dis encore
il a besoin d’amour, tu sais

(Paul Mahieu)

Découvert ici: https://ecriturbulente.com/

Illustration: Oleg Zhivetin

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comme des eaux qui se dénouent (Luc Bérimont)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2016



Comme des eaux qui se dénouent
Sous la neige, parmi les boues
Dans l’éclosion terrible et tendre
D’un bourgeon voulu par le feu
Comme un lac sur des herbes bleues
Comme le flanc frileux des biches
Comme l’envol noir sur les friches
Des oiseaux mouillés du printemps

Mon sang t’environne et t’attend.

(Luc Bérimont)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Nuages (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2015



Nuages

Nuages qu’un beau jour à présent environne,
Au-dessus de ces champs de jeune blé couverts,
Vous qui m’apparaissez sur l’azur monotone,
Semblables aux voiliers sur le calme des mers ;

Vous qui devez bientôt, ayant la sombre face
De l’orage prochain, passer sous le ciel bas,
Mon coeur vous accompagne, ô coureurs de l’espace !
Mon coeur qui vous ressemble et qu’on ne connaît pas.

(Jean Moréas)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Toutes les choses sont sereines (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2015



 

Andrey Remnev  (43)

Toutes les choses sont sereines
Dans l’attente de Ta voix
Qui tient les astres, me voici.
Ta voix naît dans le vent
Et l’aube presse sur ma poitrine.
Elle retourne à la couleur,
La feuille, elle T’annonce
Et m’environne de bruit.

***

Tutte le cose sono quiete

In attesa della Tua voce
Che tiene gli astri sono io.
La Tua voce nasce nel vento
E l’alba preme sul petto.
Si rovescia al colore
La foglia, Ti annunzia
E passa a farmi rumore.

(Leonardo Sinisgalli)

Illustration: Andrey Remnev

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je reviens à la mer (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2015



Je reviens à la mer et le ciel m’environne:
le silence, entre la vague et celle qui suit
établit une dangereuse interruption:
la vie s’éteint, le sang se tranquillise
jusqu’à ce que le nouveau mouvement
se brise, libérant la voix de l’infini.

(Pablo Neruda)

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :