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Posts Tagged ‘rosier’

Dans un Chemin de Violettes (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2019



Dans un Chemin de Violettes

DANS l’air la merveilleuse odeur de violettes,
Nos doigts entrelacés et nos lèvres muettes.

Les rosiers roux ont la couleur de tes cheveux
Et nos coeurs sont pareils… Je veux ce que tu veux.

Tout le jardin autour de nous, ma bien-aimée,
Et la brise embaumant ta face parfumée.

Nulle n’a la splendeur de tes cheveux flottants
Ni le charme de ton sourire, ô mon Printemps !

De tout mon coeur avide et chantant je te loue.
Nulle n’a le contour précieux de ta joue,

Nulle n’a ce regard incertain qui me plaît,
Mêlé de gris aigu, de vert, de violet.

Dans l’énorme univers nulle ne te ressemble,
C’est pourquoi près de toi mon désir brûle et tremble.

Je le sais, ton regard n’a pas de loyauté
Et ta bouche a menti… Que j’aime ta beauté !

Règne sur moi toujours, préférée et suprême…
Que tes plus petits pas sont charmants… Que je t’aime !

(Renée Vivien)

Illustration: Alexandre de Riquer

 

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Acceptez-vous quelques piquants? (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2019



Acceptez-vous quelques piquants?
a-t-on demandé au rosier.

(Pablo Neruda)

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Qui donne ses noms et ses chiffres (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Pourquoi mon linge délavé
s’agite-t-il comme un drapeau ?

Suis-je parfois un mauvais drôle
ou chaque fois un bon garçon ?

Nous enseigne-t-on la bonté
ou le masque de la bonté ?

Le rosier du méchant n’est-il blanc,
et noires les fleurs du bien ?

Qui donne ses noms et ses chiffres
à l’innocent indénombrable ?

(Pablo Neruda)

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Qui es-tu donc ? (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



Qui es-tu donc ?

Tu dis
Je suis la source de tout
L’eau morte de l’étang
L’eau vive du torrent
Je suis le jour et le soleil
Qui heurtent à la vitre
Les arbres qui respirent
Et les oiseaux accrochés aux nuages
Je suis l’aube
Qui s’écorche les doigts au rosier
Le matin dépouillé
Et la nuit écorcée
Je suis l’automne qui se maquille
L’hiver qui se déshabille
Je suis la route qui se débat
La pierre usée
La sève inquiète
La branche fatiguée
La feuille éphémère
La mousse arrachée..

Je suis le commencement et la fin
Le plein et le vide
Je suis l’espace et le temps
Ta naissance et ton agonie…

Qui es-tu donc ?

Je suis la vie !

(Jean-Baptiste Besnard)

Site de Jean-Baptiste

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Les perles de rose (Gilbert Saint-Pré)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018



Les perles de rose

Si tu veux inventer un collier
Tiens, voici comment procéder.
De bon matin, te réveiller,
Dans les rosiers, te promener.

Tu verras des perles de rosée,
Sur les roses elles sont accrochées.
Une bonne poignée tu cueilleras,
Dans une boîte tu les rangeras.

Un cheveu d’or pour les assembler,
Un tout petit noeud trop serré,
Ainsi tu auras un joli collier,
Aussi souple que celui d’une fée.

(Gilbert Saint-Pré)

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Nous reviendrons (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2018


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Nous reviendrons corps de cendre
ou rosiers

(Georges Schehadé)

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Au soir (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018




    
Au soir,
L’endormement des petits oiseaux.
Dans le reposoir du rosier sauvage
L’aiguille libellule immobilise la gaze des ailes.
Un effet de lune bombe la face de l’étang.
Restes d’un feu de jardinier,
Mille braises tremblantes
Rêvent leur fumée.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Poèmes offerts
Traduction:
Editions: Gallimard

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SONGE ENFANTIN (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2018




    
SONGE ENFANTIN

Une claire nuit
de fête et de lune,
nuit de mes rêves,
nuit d’allégresse,

— mon âme était toute lumière,
aujourd’hui elle est toute brume;
et mes cheveux n’étaient
pas noirs encore —

la plus jeune fée
m’emmena dans ses bras
à la fête joyeuse
qui flambait sur la place.

Sous le crépitement
des lampions,
l’amour tissait
l’écheveau des danses.

Et dans cette nuit
de fête et de lune,
nuit de mes rêves,
nuit d’allégresse,

la fée la plus jeune
baisait mon front…
et de sa main jolie
me disait son adieu…

Tous les rosiers
livraient leurs parfums;
l’amour épanouissait
toutes les amours.

(Antonio Machado)

 

Recueil: Champs de Castille précédé de Solitudes, Galeries et autres poèmes et suivi de Poésies de la guerre
Traduction: Sylvie Léger et Bernard Sesé
Editions: Gallimard

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Cythère (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018



 

Lauri Blank -   (5) [1280x768]

Cythère

Un pavillon à claires-voies
Abrite doucement nos joies
Qu’éventent des rosiers amis ;

L’odeur des roses, faible, grâce
Au vent léger d’été qui passe,
Se mêle aux parfums qu’elle a mis ;

Comme ses yeux l’avaient promis,
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre ;

Et l’Amour comblant tout, hormis
La faim, sorbets et confitures
Nous préservent des courbatures.

(Paul Verlaine)

Illustration: Lauri Blank

 

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ELEGIE D’UN MADRIGAL (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



ELEGIE D’UN MADRIGAL

Je me souviens qu’une après-midi de solitude et d’ennui,
— oh! semblable à tant d’autres! — mon âme était,
sous l’azur monotone, une rivière large et lisse
qui n’avait sur sa rive pas la moindre jonchaie.

Oh! monde sans attrait, indigence sentimentale
qui efface le mystérieux tain du cristal!
Oh! l’âme sans amour qui réfléchit l’Univers
avec un irrémédiable bâillement universel!

*

Le poète voulut se rappeler tout seul
les ondes bien aimées, la lumière des cheveux
que dans ses rimes il appelait blondes vagues.
Il lut… La lettre tue : il ne s’en souvenait…

Et un jour — comme tant d’autres —, en aspirant un jour
le parfum d’une rose épanouie sur le rosier,
jaillit comme une flamme la lumière des cheveux
que dans ses madrigaux il appelait blondes vagues,
car ils avaient le même parfum…

Tout seul il s’éloigna pour pleurer en silence.

(Antonio Machado)

Illustration: Alberto Pancorbo

 

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