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Poésie

Posts Tagged ‘assourdir’

Dans ton nom est le sans-mesure (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



 

Dans ton nom est le sans-mesure,
Et la rousse pénombre de tes yeux
Cache une infidélité de serpent
Et tout une nuit d’orageuses légendes…

Entre en rampant tel un serpent qui rampe,
Assourdis-moi par un sourd minuit,
Torture-moi de tes lèvres langoureuses,
De ta natte noire étrangle-moi !

(Alexandre Blok)

Illustration: Cesar Santos

 

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Un ange passe (Fabienne Casteilain)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2017



 

Un ange passe
Et le silence pesant
Avant-goût du chaos
L’assourdit de son
Oppressante masse
Un ange n’y comprend rien
Quel enfer l’ici-bas

Un ange repasse
Le haut de ma chemise
En vibre imperceptiblement
La brise qu’il déplace
Dans mon cou dénudé
Signe son désespoir
De ne plus jamais avoir
D’oreilles sur la terre

Un ange trépasse

(Fabienne Casteilain)

 

 

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Les cinq couleurs aveuglent l’homme (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



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Les cinq couleurs
aveuglent l’homme.
Les cinq notes
assourdissent ses oreilles.
Les cinq saveurs
rendent sa bouche insensible.
Les courses et la chasse
égarent son esprit.
Les richesses
l’empêchent de progresser.
Ainsi
le Sage tourne
son regard en lui-même et,
loin du tumulte et des passions,
exerce librement son choix.

(Lao Tseu)

 

 

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Demain le fameux silence de l’éther déferlera sur nous (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Demain le fameux silence de l’éther
Déferlera sur nous
A grandes houles de syllabes insensées
Qui nous assourdiront
Arracheront les haillons d’idées
Qui nous protègent encore
Et nous drosseront
Sur l’éboulis incandescent des galaxies
Pêle-mêle avec nos morts
Nos partitions de sommeil
Et nos traités d’espérance

En vain nous débattrons-nous
Avec des cris inaudibles pour nous-mêmes
Il nous faudra choir et gésir
Abominablement éveillés pour toujours
Dans l’incommensurable trou de mémoire
Que nous étions accoutumés de nommer Dieu.

(Jean Rousselot)

 

 

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