Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘(Rafaël Alberti)’

RIVAGE (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



RIVAGE

Mes yeux, mais qui peut s’abriter
derrière cette jalousie?

Une fille brodant peut-être
quelques amours de contrebande
pour les garçons de la marine?

Ô petits yeux qui regardez ,
ouvrez-moi votre jalousie
car je suis en peine d’amours !

Mes yeux, mais qui peut s’abriter
derrière cette jalousie?

(Rafael Alberti)

 Illustration: Henri Lebasque

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MER (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



MER

Chaque nuit, je te vois
tenture qui s’accroche
au tournesol du rêve.

Sur celle-ci des voiles
qui semblent des mouchoirs
s’agitent pour me dire
adieu, à moi qui dors.

(Rafael Alberti)

Illustration: Patrice Rivoallan

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

JOUR DE NUAGES (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



 

JOUR DE NUAGES

Mes yeux, mes deux amours,
ont chu dans la fontaine.
J’ai perdu pour toujours
l’étoile des aurores.

Les zéphyrs tournoyants
vont ravir à mon front
l’oisillon innocent,
sans plainte, de mes cris.

Sans yeux, déjà muet, froid,
qui s’assoira au bord
de mon coeur vagabond?

Quelle oiselle légère,
sans but, carabinière,
viendra briser mon coeur?

(Rafael Alberti)

Illustration: Frantisek Drtikol

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Des bateaux d’ailleurs (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



Des bateaux d’ailleurs, ma jolie,
des bateaux d’un autre pays.

Des bateaux d’un autre pays
mouillant dans le port.

Mouillant dans le port, ma jolie,
avec leurs marins.

Avec leurs marins, ma jolie…
Vite, cours au port!

(Rafael Alberti)

Illustration: Brigitte Perrault

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Où vas-tu ainsi, matelot (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2017



— Où vas-tu ainsi, matelot,
arpentant les rues de la terre ?

— Je cherche les rues de la mer !

(Rafael Alberti)

 Illustration: Pierre Juhel

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

LA FILLE QUI VA À LA MER (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2017



LA FILLE QUI VA À LA MER

Si blanche est la jupe que porte
la fille qui va à la mer !

Que ne la tache point, fillette,
l’encre de la seiche des mers!

Si blanches sont tes mains, fillette
qui t’éloignes sans un soupir !

Que ne les tache point, fillette,
l’encre de la seiche des mers!

Il est si blanc, ton coeur, fillette,
et si blanc aussi ton regard!

Que ne les tache point, fillette,
l’encre de la seiche des mers !

(Rafael Alberti)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

À l’ombre d’une barque (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2017



 

À l’ombre d’une barque
hors de l’eau, endormi.

Pieds nus. Le torse au vent.
Épaules contre sable.

Contre sable, rêvant,
à l’ombre d’une barque,
hors de l’eau, et sans rames.

(Rafael Alberti)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Nul ne le sait (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2017



Non, la sonnaille des tramways
— diling! diling ! — de la cité
ne sait pas que la mer est morte.

Nul ne le sait, nul ne le sait.
N’est-ce pas mieux : nul ne le sait !

Ni toi, la verte voiturette
qui, chemin de la fruiterie,
conduis ton tintinnabulis.

Nul ne le sait, nul ne le sait.
N’est-ce pas mieux : nul ne le sait!

Ni toi, ni toi, jeune vacher,
qui emmènes tes deux vachettes,
si tôt matin, donner leur lait.

Nul ne le sait, nul ne le sait.
N’est-ce pas mieux : nul ne le sait!

(Rafael Alberti)

Illustration: Kazuya Akimoto

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

CRI DU VENDEUR SOUS-MARIN (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2017



CRI DU VENDEUR SOUS-MARIN

Qu’il serait doux de demeurer
en un jardin au fond des mers,
auprès de toi, ma jardinière!

Dans une carriole tirée
par un saumon, ô quelle joie
de vendre sous la mer salée
tes marchandises, mon amour !

— Algues fraîches, algues de mer,
qui veut des algues de la mer?

(Rafael Alberti)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La mer. La mer. (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2017



La mer. La mer.
La mer. Rien que la mer !

Pourquoi m’avoir emmené, père,
à la ville?

Pourquoi m’avoir arraché, père,
à la mer ?

La houle, dans mes songes,
me tire par le coeur
comme pour l’entraîner.

Ô père, pourquoi donc m’avoir emmené?

***

El mar. La mar.
¿Por qué me trajiste, padre,
a la ciudad?
¿Por qué me desenterraste
del mar?
En sueños, la marejada
me tira del corazón.
Se lo quisiera llevar.
Padre, ¿por qué me trajiste
acá?

(Rafael Alberti)

 

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :