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Poésie

Posts Tagged ‘épurer’

Epurer une poésie (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2019



 

Epurer une poésie est pour moi
une tâche aussi accablante que de concevoir l’infini.

***

Depurar una poesía es paria mí un trabajo
tan aplanante como concebir el infinito.

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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A la dérobée (Bernard Noël)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018



Illustration: Lazo de Valdez Elisa
    
à la dérobée
retrousser la scène
épurer le temps

en finir avec
trop tôt et trop tard
prendre le présent

quelque chose goutte
au fond de la tête
c’est pas le moment

le sang se repose
le regard s’en va
jouer sur les choses

tout pourrait finir
tout peut commencer
le sens la buée

(Bernard Noël)

 

Recueil: Un livre de fables
Traduction:
Editions: Fata Morgana

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Il n’a pas à triturer (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018




    
Il n’a pas à triturer
puis polir les mots
qu’il emploie
Il laisse son silence
les épurer les fertiliser

(Charles Juliet)

 

Recueil: L’Opulence de la nuit
Traduction:
Editions: P.O.L.

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APRÈS NOUS (Jean-Luc Caizergues)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017




    
APRÈS NOUS

Je sélectionne
j’épure
un mot ici
une phrase là
aucun style
ni imagination
je n’écris pas
je copie

(Jean-Luc Caizergues)

 

Recueil: La plus grande civilisation de tous les temps
Traduction:
Editions: Flammarion

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L’âme errante (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017



    

Illustration: Katie m. Berggren

L’âme errante

Je suis la prière qui passe
Sur la terre où rien n’est à moi ;
Je suis le ramier dans l’espace,
Amour, où je cherche après toi.
Effleurant la route féconde,
Glanant la vie à chaque lieu,
J’ai touché les deux flancs du monde,
Suspendue au souffle de Dieu.

Ce souffle épura la tendresse
Qui coulait de mon chant plaintif
Et répandit sa sainte ivresse
Sur le pauvre et sur le captif
Et me voici louant encore
Mon seul avoir, le souvenir,
M’envolant d’aurore en aurore
Vers l’infinissable avenir.

Je vais au désert plein d’eaux vives
Laver les ailes de mon coeur,
Car je sais qu’il est d’autres rives
Pour ceux qui vous cherchent, Seigneur !
J’y verrai monter les phalanges
Des peuples tués par la faim,
Comme s’en retournent les anges,
Bannis, mais rappelés enfin…

Laissez-moi passer, je suis mère ;
Je vais redemander au sort
Les doux fruits d’une fleur amère,
Mes petits volés par la mort.
Créateur de leurs jeunes charmes,
Vous qui comptez les cris fervents,
Je vous donnerai tant de larmes
Que vous me rendrez mes enfants !

(Marceline Desbordes-Valmore)

 

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

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