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Poésie

Posts Tagged ‘se saluer’

Au bord de la mer (Petr Král)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2018



Illustration: Kazuya Akimoto
    
Au bord de la mer, le soir,
les hommes se saluent en frottant main contre main,
pour se réchauffer,
les femmes se retirent vers le fond du soir,
seules avec leur détroit salin.

(Petr Král)

 

Recueil: Cahiers de Paris
Traduction:
Editions: Flammarion

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Les microscopiques bêtes rouges (Jack Kerouac)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018



Les microscopiques bêtes rouges
dans le sable du bord de mer
Se rencontrent-elles pour se saluer?

***

The microscopic red bugs
in the sea-side sand
Do they meet and greet?

(Jack Kerouac)

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CHANSON D’AUTOMNE (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2017



CHANSON D’AUTOMNE

Je ne t’aime plus comme avant,
Et toi ?… ne mens pas de la sorte !…
Je sens ton baiser dans le vent
Tomber comme une feuille morte.
Qu’importe ! Au fond du bois glacé
Coule encor la sève éternelle.
Notre amour vient de trépasser,
Crions : Vive l’Amour, ma belle !
Nous sommes là deux amoureux,
Deux ! Au bois où l’hiver va s’abattre,
Mais quand fleuriront les coucous,
Ah ! combien, combien serons-nous ?
Quatre !

C’est pas la peine de pleurer
Puisque l’on en a pas envie…
D’autres galants vont t’adorer,
Et j’ai confiance en la Vie.
Car ici-bas, les amours sont
Comme ces rouges vers de terre,
Que la bêche met en tronçons
Un jour, dans un coin de parterre.

Pas besoin de se dire adieu
En faisant des cérémonies…
Nous nous reverrons en ce lieu
Parmi les choses rajeunies.
Nous nous retrouverons, berçant
Un nouvel amour l’un et l’autre,
Et nous saluerons en passant
Ces amours : les petits du notre

(Gaston Couté)

 

 

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Tu m’as grandi de ton amour (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2016



 

`
Tu m’as grandi de ton amour, moi qui ne suis qu’un homme parmi les autres,
flottant dans l’ordinaire courant, agité au gré de la changeante faveur du monde.

Tu m’as donné place là où les poètes de tous les temps
apportent leurs offrandes, où les amants au nom impérissable
se saluent l’un l’autre à travers les âges.

Des hommes pressés passent devant moi au marché
— sans remarquer comme mon corps est devenu précieux de ta caresse,
sans savoir qu’en moi je porte ton baiser,
comme le soleil porte en son orbe le feu du divin toucher,
dont il brille à jamais.

(Rabindranath Tagore)

Illustration: Jean-Pierre Augier

 

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LE VENT (Ilarie Voronca)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2016



La vague automnale [800x600]

LE VENT

Je te ressemble ô vent ! mon frère, comme toi
Je n’ai jamais droit au repos. Avec envie,
Je regarde les choses dispensées d’errer
Je m’accroche aux forêts mais les branches se brisent.

Et comme toi j’apporte une image étrangère,
Un goût de sel marin ou les lignes diffuses
Des montagnes. Sur les places des cités je suis
Le voyageur qui parle de pays jamais vus.

Qui donc te chasse ainsi vers le Sud, ou vers l’Est,
Vas-tu vers le soleil de la femme ? Est-ce l’océan mâle
Qui te crie des ordres ? Comme toi, tantôt riant
Tantôt en colère, je cours parmi pierres et eaux.

Comme toi je souffle sur les flammes des visages
Sans les éteindre mais les approchant les unes des autres
Jusqu’à ce que toutes forment une face énorme
Où éclaire un sourire autrefois aimé.

Ô vent ! tu sais la solitude et si de vieux pêcheurs
Te reconnaissent et te saluent d’un nom
Tu fais se tendre joyeusement leurs voiles
Mais tu t’éloignes triste : ils ignorent tes peines.

Sur le rivage aussi des hommes plus distants
Disent : « Tel vent est là ! » Mais ont-ils vu tes traits ?
Entendent-ils ta voix qui leur commande : « Où est ma compagne ? »
Ils sont trop affairés pour t’en montrer la route.

Ainsi, tu vas, tu viens, colonne de poussière,
Parfois, tu es l’aveugle qui chante aux carrefours,
Au-dessus des villes tu officies en habits de fumée,
Sans retrouver l’Épouse ô mon semblable ! ô vent !

(Ilarie Voronca)

 Illustration

 

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Passez donc, monsieur, s’il vous plait (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2015



 

Passez donc, monsieur, s’il vous plait

Un scarabée montait la rue,
Un scarabée la descendait.

– Passez donc, monsieur, s’il vous plait,
Puisque vous descendez la rue.

– Après vous, monsieur, s’il vous plait,
La remonter est plus ardu.

Chacun tenant son chapeau gris
Dans une main gantée de gris

Voulait être le plus poli
Des scarabées nés dans la dune.

Ils s’étaient croisés à midi.
A minuit, madame la lune

Les vit encore se souriant,
Se parlant et se saluant,

Chacun tenant son chapeau gris
Dans une main gantée de gris.

(Maurice Carême)

Illustration

 

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Les hommes se croisent ne se saluent même plus (Hamid Tibouchi)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2015



Les hommes se croisent ne se saluent
même plus renfrognés les chiens les chats les bébés
les rapprochent délient leurs langues
éclairent leurs visages

(Hamid Tibouchi)

Illustration:Alain Amevet

 

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