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Poésie

Posts Tagged ‘joyeusement’

Libre, le renard (Kobayashi Issa)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2019



 

Libre,
le renard salue joyeusement
le monde des fleurs

(Kobayashi Issa)

Illustration: Ohara Koson

 

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Ô, c’était en Donnycarney (James Joyce)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



    
Ô, c’était en Donnycarney,
Quand la chauve-souris volait d’arbre en arbre
Mon amour et moi marchions ensemble;
Et doux étaient les mots qu’elle m’a dits.

Nous accompagnait le vent d’été
Qui allait murmurant — ô, joyeusement! —
Mais plus doux que le souffle de l’été
Était le baiser qu’elle me donna.

***

O, it was out by Donnycarney
When the bat flew from tree to tree
My love and I did walk togother;
And sweet were the words she said to me.

Along with us the summer wind
Went murmuring —0, happily! —
But softer than the breath of summer
Was the kiss she gave to me.

(James Joyce)

 

Recueil: Musique de chambre et autres poèmes Pomes Penyeach Ecce Puer
Traduction: Philippe Blanchon
Editions: La Nerthe

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Tout pauvre (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2018



    

Tout pauvre à qui tu donnes toi-même,
Tu l’aimeras comme toi-même.
Donne joyeusement ton obole,
N’amasse pas de trésor à léguer ;
Hâte-toi joyeusement de préférer
La présence à la mémoire.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Goethe Le Divan
Traduction: Henri Lichtenberger
Editions: Gallimard

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Battement vif du cœur (Carl Gustav Carus)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018



Illustration: Malel
    
Battement vif du cœur, circulation plus libre du sang dans ses vaisseaux les plus fins et respiration plus libre,
de même ces mouvements, accomplis dans l’inconscient, disposent le conscient à la joie,
mais sont, à leur tour, stimulés quand le conscient conçoit des idées joyeuses ;

on doit carrément appeler ces impulsions la joie inconsciente de l’organisme lui-même,
comme on dit métaphoriquement d’une plante : elle verdit et fleurit joyeusement.

(Carl Gustav Carus)

Découvert ici: https://marinegiangregorio.wordpress.com/

Recueil: Psyché
Traduction:
Editions:

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Sa chair est venue (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2018



Illustration: Pascal Renoux
    
sa
chair
Est venue
à

moiteldusabledé V
alantsuru
Ne
gouttière
j’avais du ciment pour elle,
joyeusement
nous nous sommes l’un
l’autre mélangés pour retomber

gâchis lorsqu’
un
rien
ouvrant les vannes

est sorti.

le béton

***

her
flesh
Came
at

meassandca V
ingint
oA
chute
i had cement for her,
merrily
we became each
other humped to tumbling

garble when
a
minute
pulled the sluice

emerging.

concrete

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Erotiques
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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LES MOUCHES (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017




    
LES MOUCHES

Les mouches d’aujourd’hui
ne sont plus les mêmes que les mouches d’autrefois
elles sont moins gaies
plus lourdes, plus majestueuses, plus graves
plus conscientes de leur rareté
elles se savent menacées de génocide
Dans mon enfance elles allaient se coller joyeusement
par centaines, par milliers peut-être
sur du papier fait pour les tuer
elles allaient s’enfermer
par centaines, par milliers peut-être
dans des bouteilles de forme spéciale
elles patinaient, piétinaient, trépassaient
par centaines, par milliers peut-être
elles foisonnaient
elles vivaient
Maintenant elles surveillent leur démarche

les mouches d’aujourd’hui
ne sont plus les mêmes que les mouches d’autrefois

(Raymond Queneau)

 

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Joyeusement (Bernard Friot)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2017



la lumière
mais l’ombre aussi

passer de l’une à l’autre

joyeusement

(Bernard Friot)


Illustration

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COMMENCEMENT D’ÉTÉ (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2017



 

Evgeni Gordiets       3515-640x446

COMMENCEMENT D’ÉTÉ

Douleur, où donc es-tu ? Ici je ne te vois pas ;
toute apparence t’est contraire. Le soleil
dore la ville, brille sur la mer.
Tout va roulant vers le rivage
dans une ronde de gens et de choses.
Tout se meut joyeusement, comme si
tout était heureux d’exister.

(Umberto Saba)

Illustration: Evgeni Gordiets 

 

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Alchimie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2017



Alchimie

Mon cœur immobilise
La lenteur du temps
Et je mixe les mots avec les sons
Au crépuscule de la mélancolie
Avec un rictus
Je salue les intempéries

Sous ce ciel d’améthyste
Je me sens joyeusement triste
Alors que tes seins de vierge
Tes seins de chair
Bombent de vitalité
L’ombre bleu clair du présent
Flotte au-dessus du sol pesant
Où le vert du pré s’égaie

Le soleil métamorphose le toit
Mais un nuage l’assombrit
Et malgré l’ironie du vent
La rivière promet toute sa fraîcheur

Je dérobe le temps au coffre de l’horloge
Pour le transformer en lingots d’insouciance.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Pascal Gonzalez

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LE VENT (Ilarie Voronca)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2016



La vague automnale [800x600]

LE VENT

Je te ressemble ô vent ! mon frère, comme toi
Je n’ai jamais droit au repos. Avec envie,
Je regarde les choses dispensées d’errer
Je m’accroche aux forêts mais les branches se brisent.

Et comme toi j’apporte une image étrangère,
Un goût de sel marin ou les lignes diffuses
Des montagnes. Sur les places des cités je suis
Le voyageur qui parle de pays jamais vus.

Qui donc te chasse ainsi vers le Sud, ou vers l’Est,
Vas-tu vers le soleil de la femme ? Est-ce l’océan mâle
Qui te crie des ordres ? Comme toi, tantôt riant
Tantôt en colère, je cours parmi pierres et eaux.

Comme toi je souffle sur les flammes des visages
Sans les éteindre mais les approchant les unes des autres
Jusqu’à ce que toutes forment une face énorme
Où éclaire un sourire autrefois aimé.

Ô vent ! tu sais la solitude et si de vieux pêcheurs
Te reconnaissent et te saluent d’un nom
Tu fais se tendre joyeusement leurs voiles
Mais tu t’éloignes triste : ils ignorent tes peines.

Sur le rivage aussi des hommes plus distants
Disent : « Tel vent est là ! » Mais ont-ils vu tes traits ?
Entendent-ils ta voix qui leur commande : « Où est ma compagne ? »
Ils sont trop affairés pour t’en montrer la route.

Ainsi, tu vas, tu viens, colonne de poussière,
Parfois, tu es l’aveugle qui chante aux carrefours,
Au-dessus des villes tu officies en habits de fumée,
Sans retrouver l’Épouse ô mon semblable ! ô vent !

(Ilarie Voronca)

 Illustration

 

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