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Poésie

Posts Tagged ‘éteinte’

St-Frédéric (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2020



 

bougie

St-Frédéric

La bougie éteinte
Toute droite à la tête du lit
Veille au clair de lune
Ceux qui sont endormis

(Pierre Albert-Birot)

 

 

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Tous (Campo)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2020



 

Jeanie Tomanek faith [1280x768]

Tous nous vivons
d’étoiles éteintes.

(Campo)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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LA VOIX (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2020



 

Danny O’Connor 00 [1280x768]

LA VOIX

Qui chante là quand toute voix se tait ? Qui chante
avec cette voix sourde et pure un si beau chant ?
Serait-ce hors de la ville, à Robinson, dans un
jardin couvert de neige ? Ou est-ce là tout près,
quelqu’un qui ne se doutait pas qu’on l’écoutât ?
Ne soyons pas impatients de le savoir
puisque le jour n’est pas autrement précédé
par l’invisible oiseau. Mais faisons seulement
silence. Une voix monte, et comme un vent de mars
aux bois vieillis porte leur force, elle nous vient
sans larmes, souriant plutôt devant la mort.
Qui chantait là quand notre lampe s’est éteinte ?
Nul ne le sait. Mais seul peut entendre le coeur
qui ne cherche la possession ni la victoire.

(Philippe Jaccottet)

Illustration: Danny O’Connor

 

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Les trois soeurs aveugles (Maurice Maeterlinck)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2019



 

aveugles

Les trois soeurs aveugles
(Espérons encore),
Les trois soeurs aveugles
Ont leurs lampes d’or.

Montent à la tour
(Elles, vous et nous),
Montent à la tour,
Attendent sept jours…

Ah! dit la première
(Espérons encore),
Ah! dit la première,
J’entends nos lumières…

Ah! dit la seconde
(Elles, vous et nous),
Ah! dit la seconde,
C’est le roi qui monte…

Non, dit la plus sainte
(Espérons encore),
Non, dit la plus sainte,
Elles se sont éteintes…

(Maurice Maeterlinck)

Illustration

 

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Ce que je crains (Du Fu)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2018



Non pas que j’aime les fleurs au point d’en mourir
Ce que je crains: beauté éteinte, vieillesse proche!
Branches trop chargées: chute des fleurs en grappes
Tendres bourgeons se consultent et s’ouvrent en douceur

(Du Fu)


Illustration: ArbreaPhotos

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NAVARRENX (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018



 

Navarrenx [1280x768]

NAVARRENX

Le coeur s’est refermé
Les mains se sont éteintes
Sous le toit défleuri
La misère qui tinte
Mais les oiseaux sauvés
La dernière clé d’or allumée sur la porte
Et les chiens d’aube qui rapportent
Quelques lambeaux d’été
Des plumes de lumière
Les cloches réveillées au fond de la rivière
Tout le ciel de côté

Chacun reprend courage
Et la route est partie sous l’aile de l’orage
L’homme sur sa chanson
Que le plus clair de nous éclaire ton visage

(René Guy Cadou)

Illustration: Navarrenx

 

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Il fait si beau aujourd’hui (Christian Hillebrand)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2018



Il fait si beau aujourd’hui
Pourtant descendre au fond
Destin de mineur

***

La peur de descendre
Refoulée
A chaque génération

***

Avant la descente
Un regard furtif à sainte Barbe
Protection espérée

***

Au poste du matin
A la descente
L’aube devient crupuscule

***

Lumières éteintes
Sans barreaux
La cage descend

***

Le vide dessus
Le vide dessous
Entre les deux, la cage

(Christian Hillebrand)

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ENCORE UNE CHANSON D’AMOUR (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2018


 


 

coeur

ENCORE UNE CHANSON D’AMOUR

Encore une chanson d’amour
Croyez-vous cette lampe éteinte
C’est la même cloche qui tinte
Dans le clocher des anciens jours
Encore une chanson d’amour

Il a neigé trois fois la hauteur des maisons
Il a plu quatre fois comme l’anse est profonde
Le vent a fait trois fois cent fois le tour du monde
Le soleil a poli des siècles de saisons
Et mes amours sont demeurées les mêmes
Je l’aime

Nous avons dévoré jusque dans leurs chemins
Des quartiers de pays rêvés depuis l’enfance
Dormi dans des châteaux où la mémoire avance
Fouillé dans des greniers chargés de lendemains
Et ma parole est demeurée la même
Je t’aime

Nous nous sommes bâti des bateaux et des ponts
Avec les mots frileux de mille solitudes
Nous nous sommes forgé de douces habitudes
Le silence n’est pas toujours la trahison
Et mon langage est demeuré le même
Je l’aime

Encore une chanson d’amour
Croyez-vous cette lampe éteinte
C’est la même cloche qui tinte
Dans le clocher des anciens jours
Encore une chanson d’amour

(Gilles Vigneault)

 

 

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Eveil amoureux (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018



Eveil amoureux

A travers les volets, un rayon de soleil
Se glisse pour venir colorer de vermeil
Ton sourire épanoui sur le coin de ta bouche.
Au réveil du matin, quand bourdonne la mouche,
Ton regard de tendresse annonce le baiser
Et promet la caresse à mon corps apaisé

Le geste de ta main conjugue la luxure
D’une chair qui se donne à l’âme la plus pure.
Les courbes de ton corps dessinent l’horizon
Que ma main peut toucher au sein de la maison.
Qu’elle soit allumée ou qu’elle soit éteinte,
La lumière en nos cœurs éclaire notre étreinte.

Il n’est rien de plus saint que ce divin péché
Auquel nous succombons au lever, au coucher
Et j’ose proclame .  » Ce n’est pas un blasphème
De s’unir dans la chair du moment que l’on s’aime »

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Francine Van Hove

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Nocturne (Léon-Paul Fargue)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018




Nocturne

Un long bras timbré d’or glisse du haut des arbres
Et commence à descendre et tinte dans les branches.
Les feuilles et les fleurs se pressent et s’entendent.
J’ai vu l’orvet glisser dans la douceur du soir.
Diane sur l’étang se penche et met son masque.
Un soulier de satin court dans la clairière
Comme un rappel de ciel qui rejoint l’horizon.
Les barques de la nuit sont prêtes à partir.

D’autres viendront s’asseoir sur la chaise de fer.
D’autres verront cela quand je ne serai plus.
La lumière oubliera ceux qui l’ont tant aimée.
Nul appel ne viendra rallumer nos visages.
Nul sanglot ne fera retentir notre amour.
Nos fenêtres seront éteintes.
Un couple d’étrangers longera la rue grise.
Les voix,
D’autres voix chanteront, d’autres yeux pleureront
Dans une maison neuve.
Tout sera consommé, tout sera pardonné,
La peine sera fraîche et la forêt nouvelle,
Et peut-être qu’un jour, pour de nouveaux amis,
Dieu tiendra ce bonheur qu’il nous avait promis.

(Léon-Paul Fargue)

Illustration: Eugène Jansson

 

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