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Poésie

Posts Tagged ‘(William Shakespeare)’

Ô Dieu ! (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2019



Ô Dieu ! Je pourrais être enfermé dans une coquille de noix,
et me regarder comme le roi d’un espace infini,
si je n’avais pas de mauvais rêves.

***

O God, I could be bound in a nutshell,
and count myself a king of infinite space
– were it not that I have bad dreams.

(William Shakespeare)

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Demain, puis demain, puis demain (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Demain, puis demain, puis demain
Les jours à petit pas glissent de l’un à l’autre
Jusqu’à la dernière syllabe du registre du temps;
Et tous nos hiers ont éclairé pour des fous
Le chemin de la mort poudreuse.
Eteins-toi courte flamme!

La vie n’est qu’une ombre en marche, un pauvre acteur
Qui se pavane et se démène une heure durant sur la scène.
Et puis qu’on n’entend plus: c’est un récit
Dit par un idiot, plein de bruit et de fureur.
Et qui ne signifie rien.

(William Shakespeare)


Illustration: Gilbert Garcin

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Vos yeux (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



Illustration: Konstantin Yegorovich Makovsky
    
Vos yeux sont des étoiles polaires ;
et le doux son de votre voix
est plus harmonieux
que ne l’est pour le berger
le chant de l’alouette.

(William Shakespeare)

 

Recueil: Le Songe d’une nuit d’Été
Traduction:
Editions:

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L’enfer est vide (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



Illustration: Bernard Buffet
    
L’enfer est vide,
tous les démons sont ici.

(William Shakespeare)

 

Recueil: La tempête
Traduction:
Editions:

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Viens, nuit! (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



Illustration: Frederick Leighton
    
Viens, nuit! Viens, Roméo! Viens, mon jour dans la nuit.
Car sur les ailes de la nuit, tu vas reposer
Plus blanc que sur le dos du corbeau la neige,
Viens, douce nuit, amoureuse au front noir,
Donne-moi Roméo ; et, quand je serai morte,
Prends-le, fais-le se rompre en petites étoiles,
Lui qui rendra si beau le visage du ciel
Que l’univers sera comme fou de la nuit
Et n’adorera plus l’aveuglant soleil.

(William Shakespeare)

 

Recueil: Roméo et Juliette
Traduction: Yves Bonnefoy
Editions: Folio

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Doute (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



Illustration: William Dyce
    
Doute que le feu soit dans la terre,
Doute que les astres se meuvent,
Doute que la vérité soit la vérité,

Mais ne doute pas de mon amour.

(William Shakespeare)

 

Recueil: Hamlet
Traduction:
Editions:

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Il est des gens (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018




    
Il est des gens qui n’embrassent que des ombres.
Ceux-là n’ont que l’ombre du bonheur.

(William Shakespeare)

 

Recueil: Le marchand de Venise
Traduction:
Editions:

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Le calme, le silence et la nuit (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



 

 

Comme le clair de lune dort doucement sur ce banc !
Venons nous y asseoir, et que les sons de la musique glissent jusqu’à nos oreilles !
Le calme, le silence et la nuit conviennent aux accents de la suave harmonie.
Assieds-toi Jessica. Vois comme le parquet du ciel
Est partout incrusté de disques d’or lumineux.
De tous ces globules que tu contemples,
Il n’est pas jusqu’au plus petit,
Qui, dans son mouvement, ne chante comme un ange,
En perpétuel accord avec les chérubins aux jeunes yeux !
Une harmonie pareille existe dans les âmes immortelles ;
Mais, tant que cette argile périssable
La couvre de son vêtement grossier, nous ne pouvons l’entendre.

***

How sweet the moonlight sleeps upon this bank!
Here will we sit and let the sounds of music
Creep in our ears: soft stillness and the night
Become the touches of sweet harmony.
Sit, Jessica. Look how the floor of heaven
Is thick inlaid with patines of bright gold:
There’s not the smallest orb which thou behold’st
But in his motion like an angel sings,
Still quiring to the young-eyed cherubins;
Such harmony is in immortal souls;
But whilst this muddy vesture of decay
Doth grossly close it in, we cannot hear it.

(William Shakespeare)

Illustration: Vincent Van Gogh

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HAMLET (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018



 

HAMLET

Être ou ne pas être, telle est la question.
Est-il plus noble pour l’esprit de souffrir
Les coups et les flèches d’une injurieuse fortune,
Ou de prendre les armes contre une mer de tourments,
Et, en les affrontant, y mettre fin? Mourir, dormir,
Rien de plus, et par un sommeil dire : nous mettons fin
Aux souffrances du coeur et aux mille chocs naturels
Dont hérite la chair; c’est une dissolution
Ardemment désirable.-Mourir, dormir,
Dormir, rêver peut-être, ah! C’est là l’écueil.
Car dans ce sommeil de la mort les rêves qui peuvent surgir,
Une fois dépouillée cette enveloppe mortelle,
Arrêtent notre élan. C’est là la pensée
Qui donne au malheur une si longue vie.
Car qui voudrait supporter les fouets et la morgue du temps,
Les outrages de l’oppresseur, la superbe de l’orgueilleux,
Les affres de l’amour dédaigné, la lenteur de la loi,
L’insolence du pouvoir, et les humiliations
Que le patient mérite endure des médiocres,
Quand il pourrait lui-même s’en rendre quitte
D’un coup de dague ? Qui voudrait porter ces fardeaux,
Pour grogner et suer sous une vie harassante,
Si la terreur de quelque chose après la mort,
Contrée inexplorée dont, la borne franchie,
Nul voyageur ne revient, ne déroutait la volonté
Et ne nous faisait supporter les maux que nous avons
Plutôt que fuir vers d’autres dont nous ne savons rien?

[…]

***

HAMLET

To be or not to be, that is the question:
Whether ’tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache, and the thousand natural shocks
That flesh is heir to,’tis a consummation
Devoutly to be wished. To die, to sleep;
To sleep: perchance to dream; ay, there’s the rub;
For in that sleep of death what dreams may come,
When we have suffled off this mortal coil,
Must give us pause: there’s the respect
That makes calamity of so long, life,
For who would bear the whips and scorns of time,
The oppressor’s wrongs, the proud man’s contumely,
The pangs of despised love, the law’s delay
The insolence of office, and the spurns
That patient merit of the unworthy takes,
When he himself might his quietus make
With a bare bodkin? Who would fardels bear,
To grunt and sweat under a weary life,
But that the dread of something after death,
The undiscover’d country, from whose bourn
No traveller returns, puzzles the will,
And makes us rather bear those ills we have
Than fly to others that we know not of?

[…]

(William Shakespeare)

 

 

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Les yeux (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2018




    
Les yeux sont les fous du coeur.

(William Shakespeare)

 

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