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Poésie

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La vérité (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2018



Illustration: Jules Arsène Garnier
    
Si nous ne pouvons savoir ce qu’est la vérité
saurons-nous au moins où elle est?

(Edmond Jabès)

 

Recueil: L’ineffaçable L’inaperçu
Traduction:
Editions: Gallimard
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OÙ (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018



 

Où sont donc les couleurs
Que mon oeil connaissait
L’herbe était verte
Le ciel gris
Un oiseau noir passait
Rasant la terre
Ce n’est pas une hirondelle
La pluie les parapluies
Ce n’est pas le merle
Qui siffle à tout propos
Ce n’est pas un étourneau
Pilleur et vite envolé
Un oiseau noir passait
Où donc est la chanson
Que je voyais venir
Grise comme patience
Lente comme le temps
Monotone et riante
Silencieuse et belle
Une chanson d’amour
De tendresse peut-être
Douce aussi

Où sont donc mes projets
D’où vient qu’un nom m’échappe
Et que je me taise
Soudain
D’où vient que je ne trouve plus
Le nom de cet oiseau
Le chant de ma chanson

Les mots d’amour
S’enfuient comme des étourneaux
L’herbe est pâle
L’été vient
Le ciel est traversé d’orages
Les couleurs elles-mêmes
Où sont les couleurs…
Les mots du langage…
Où êtes-vous…

(Gilles Vigneault)

 

 

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Pour aller où (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018


Solitude

Sortir de ma solitude
mais pour aller où

(Adonis)

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Où sont ses pieds rosés aux chevilles d’ivoire? (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2018



Où sont ses pieds rosés aux chevilles d’ivoire?
Sa hanche au grand contour, les globes de ses seins ?
Son crâne a-t-il encor cette crinière noire
Que l’orgie autrefois couronnait de raisins ?

Et son ventre, son dos ? Oh ! que sont devenues
Surtout, par les hasards de l’insensible azur,
Ces épaules cold-cream? et ces lèvres charnues
Où mes dents mordillaient comme dans un fruit mûr?

Et ces cuisses que j’ai fait craquer dans les miennes?
Et ce col délicat, ce menton et ce nez,
Ces yeux d’enfer pareils à ceux des Bohémiennes
Et ses pâles doigts fins aux ongles carminés ?

Il n’y a que l’échange universel des choses,
Rien n’est seul, rien ne naît, rien n’est anéanti,
Et pour les longs baisers de ses métamorphoses,
Ce qui fut mon épouse au hasard est parti!

Parti pour les sillons, les forêts et les sentes,
Les mûres des chemins, les prés verts, les troupeaux,
Les vagabonds hâlés, les moissons d’or mouvantes,
Et les grands nénuphars où pondent les crapauds,

Parti pour les cités et leurs arbres phtisiques,
Les miasmes de leurs nuits où flambe le gaz cru,
Les bouges, les salons, les halles, les boutiques,
Et la maigre catin et le boursier ventru.

Parti… fleurir peut-être un vieux mur de clôture
Par-dessus qui, dans l’ombre et les chansons des nids,
Deux voisins s’ennuyant en villégiature
Échangeront un soir des serments infinis !

(Jules Laforgue)


Illustration: Niklaus Manuel Deutsch

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Où suis-je? (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2018



Où suis-je?
La question est risquée?

(Abdellatif Laâbi)


Illustration

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Chez soi (Thomas Stearns Eliot)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2018



    
chez soi,
c’est d’où l’on part

***

Home is where
one starts from

(Thomas Stearns Eliot)

 

Recueil: The Four Quartets
Traduction:
Editions:

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La durée suborne tout (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    

la durée suborne tout. sauf quelques bonheurs si déflagrants
que la durée semble un instant indélébile puis repartent. où

?

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Ô bleu emporte (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018



 Illustration: Fabienne Guilhem
    
ô bleu emporte mon
plus loin que loin
au-delà des monts
plus bleu prends-le tien
bleuissime prends-le nous
par-delà les où

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Une fois un
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: La Nerthe

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DITES-MOI ZOÙ (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017



Illustration
    
DITES-MOI ZOÙ

Où sont les porteurs d’eau ?
où sont les petits savoyards ?
un jour on demandera où sont les mécanos
les motards les chauffards

ils seront tous partis
dans le passé

(Raymond Queneau)

 

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Ne me demande pas qui j’étais (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2017




    
« Ne me demande pas qui j’étais
D’où je viens
Je t’ai rencontré — depuis que je t’ai rencontré
Extirpé de mes ténèbres,
Je suis né »

(Adonis)

 

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