Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘mortellement’

Au seuil de la pesanteur (René Char)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2017



Au seuil de la pesanteur,
le poète comme l’araignée
construit sa route dans le ciel.

En partie caché à lui-même,
il apparaît aux autres,
dans les rayons de sa ruse inouïe,
mortellement visible.

(René Char)

Illustration: Salvador Dali

 

 

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Dans le rocher mirifiquement (Pierre Jean Jouve)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2017



DANS LE ROCHER MIRIFIQUEMENT durci de larmes
Dans la forêt claire verte mortellement
Ces deux eaux sans théâtre
Etaient les yeux, les yeux jumeaux de la solitude.

(Pierre Jean Jouve)


Illustration: Vladimir Kush

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QUE TON GLAIVE (Sophia de Mello Breyner Andresen)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2016



glaive

QUE TON GLAIVE

Que Ton glaive me blesse mortellement.
J’ai l’âme dissipée et vagabonde,
Tout m’anéantit et chaque être m’inonde
Et je puis ainsi rouler éternellement.

***

QUE O TEU GLÁDIO

Que o Teu gládio me fira mortalmente.
Eu sou de alma dispersa e vagabunda,
Tudo me destrói e cada ser me inunda
E posso assim rolar eternamente.

(Sophia de Mello Breyner Andresen)

 

 

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L’exception (Jacques Dupin)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2016



Max Mitenkov  Ghost_City_by_vimark [1280x768]

L’exception qu’ici
en ce non-lieu j’aime

— ou le lieu d’une dérive

d’un désastre méticuleux

selon des nourritures de surface,

favorise l’affilé de tout tranchant
contre soi

travail du souffle
par les linéaments et la trame

que je dresse que je troue
mortellement

puisqu’à ce prix, rançon
d’une résistance imprenable

la lumière

(Jacques Dupin)

Illustration: Max Mitenkov

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L’ÉCLAIR DE LA BOUCHE (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2016




L’ÉCLAIR DE LA BOUCHE

Des milliers d’hommes avant moi,
Même plus que moi chargés d’âge,
Mortellement furent blessés
Par l’éclair d’une bouche.

Ce n’est pas une raison
Qui apaise la douleur.

Mais qu’avec compassion tu me regardes
Et parles, un chant commence,
J’oublie que la blessure brûle.

(Giuseppe Ungaretti)

 

 

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