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Posts Tagged ‘irréel’

LIBERTÉ (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



 

liberté

LIBERTÉ

J’extrais l’irréel
Du champ
De toute matière

Je plante le réel
Au coeur
Des utopies

Je conjugue
Liberté
Sur nos terres
Engourdies.

(Andrée Chedid)

Illustration: Michèle Bombamo

 

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Liberté (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2018



Liberté

J’extrais l’irréel
Du champ
De toute matière

Je plante le réel
Au coeur
Des utopies

Je conjugue
Liberté
Sur nos terres
Engourdies.

(Andrée Chedid)


Illustration

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AURORES DE MOGUER (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



 

Marais

AURORES DE MOGUER

Les peupliers d’argent
qui sortent de la brume !
Le vent solitaire,
sur les marais obscurs,
qui vient agiter — séisme
irréel — la Huelva
diffuse, rose et lointaine !
Sur la mer, vers La Rábida,
dans le gris perle humide
du ciel, encore dans la nuit
froide après l’aube crue
— horizons de pins ! —
froide après son aube blanche,
la lune éblouie.

***

AURORAS DE MOGUER

¡Los álamos de plata,
saliendo de la bruma!
¡El viento solitario
por la marisma oscura,
moviendo —terremoto
irreal— la difusa
Huelva lejana y rosa!
¡Sobre el mar, por La Rábida,
en la gris perla húmeda
del cielo, aún con la noche
fría tras su alba cruda
—¡horizonte de pinos!—,
fría tras su alba blanca,
la deslumbrada luna!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration

 

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LA PORTE VITRÉE (Jean de la Ville de Mirmont)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2018



porte colorée

LA PORTE VITRÉE

L’ombre du corridor obscur est éclairée,
Tout en haut, par le jour d’une porte vitrée
Aux carreaux de couleur, jaunes, rouges et verts.
Je suis l’enfant rêveur qui regarde à travers.

Son esprit maladif longuement se récrée
A voir sur le jardin une lueur dorée,
Une lumière glauque ainsi qu’au fond des mers
Ou bien un soleil pourpre ensanglantant les airs.

II se plaît en ce monde irréel, où la vie
Semble douce à sa nonchalante rêverie,
Mais si la porte cède, il trouve avec effroi

Le jour gris de l’hiver, au lieu de ce qu’il croit,
Le vent aigre et mauvais, non la douceur amie,
Et dans son coeur qui souffre il sent entrer du froid.

(Jean de la Ville de Mirmont)

 

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Vivre (Bakary Bamba Junior)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2018



Vivre

Vivre et ne pas seulement exister
parce que l’hirondelle apporte le printemps
Parce qu’après la pluie, le beau temps
parce qu’il faut toujours rester enfant.

Toujours vivre!
parce que le bonheur est quotidien
Parce qu’aimer fait du bien
Parce que donner ne coûte rien.

Encore Vivre!
Parce que la fleur sent bon
Parce que le gâteau sur la langue fond
Parce que nous aimons cette chanson.

Oh vivre!
Parce que la peine est passagère
parce que la rancune est meurtrière
Parce que la vengeance est amère.

Oui vivre!
parce que le pardon soulage
Parce que le sourire chasse la rage
Parce qu’oublier demande du courage.

Hum vivre!
Parce que demain rimera avec liberté
Parce que bientôt émergera la vérité.
Parce que nus avons tous droit à la gaieté.

Enfin vivre!
Parce que chaque défaite nous assagit
Parce que chaque victoire nous grandit
Parce que ce combat nous affranchit.

Vivre et ne plus seulement subsister
Parce que la vie est éternelle
Parce que l’amour est immortel
Parce que la mort est un horizon irréel.

(Bakary Bamba Junior)

 

 

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J’avais cessé de nommer (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018



Illustration: Vincent Van Gogh
    
J’avais cessé de nommer.
J’étais le lieu seulement comme d’une avancée végétale.

La proie d’un moutonnement vert, argenté sur ses crêtes par les jeunes feuilles,
et qui venait à moi, en marche vers moi.

Il n’y avait colline ni pente ni prairie ni bocage.
Une masse fluide coulait vers moi, m’immergeant lentement.

La fine pluie qui se déplaçait en nuages bas, de l’est,
en abolissant tout recul de quelque importance, en noyant les confins, même proches,
rendait d’autant plus immédiat et instant ce qui m’entourait.

La tiédeur humide de l’air accusait encore la continuité, le continu, mettait tout en contact.
Une lumière irréelle, opaline et dorée, baignait, c’est bien le mot, toutes choses.

Je fus un temps sous l’effet de cette instance en marche, sans nommer, ni presque percevoir.
En proie seulement. Envahi. Bienheureux. Délivré.
N’étant pas plus, mais cela.
Et de la sorte venant moi-même à moi comme du dehors, me rejoignant peu à peu.

Quand ce fut fini, quand j’eus en quelque sorte regagné mes limites, mes fonds,
quand de nouveau je me reconnus, je reconnus aussi ce qui était venu… et qui s’était évanoui.

(Roger Munier)

 

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Les mains (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




    
Les mains ne saisissent
ni âme-qui-vive,
ni aube, ni corps irréel.
On se souviendra longtemps
des pelletées de terre
et du noir intégral.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Dormir sept ans
Traduction:
Editions: De la Différence

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Que signifie (Jack Kerouac)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018



Que signifie que ces arbres et ces montagnes
sont magiques et irréels ?
— Cela signifie que ces arbres et ces montagnes sont magiques et irréels.

Que signifie que ces arbres et ces montagnes ne
sont pas magiques mais réels ?
— Cela signifie que ces arbres et ces montagnes ne sont pas magiques mais réels.

Les hommes ne font que porter des jugements imaginaires dans les deux sens,
et tout le temps
ce n’est que la même éternité d’or naturelle.

(Jack Kerouac)

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De quoi souffres-tu ? (René Char)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2018



De quoi souffres-tu ?
De l’irréel intact dans le réel dévasté

(René Char)

Illustration: Alberto Galvez

 

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Le reflet de lune (Ki no Tsurayuki)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2017




    
le reflet de lune
qui habite l’eau
au creux d’une main
réel ? irréel ?
j’ai été cela
au monde

son dernier poème
(Ki no Tsurayuki)

 

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