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Poésie

Posts Tagged ‘s’efforcer’

Le Trésor (Isaac le Syren)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2021



Efforce-toi d’entrer dans le trésor de ton coeur,
et tu verras le trésor du ciel.
[…]
L’échelle de ce royaume est en toi,
cachée dans ton âme.
Plonge en toi-même.
C’est là que tu trouveras les degrés
par lesquels tu pourras t’élever.

(Isaac le Syren)


Illustration: Odilon Redon

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Le plus souvent, je cherche à triompher d’une peur sans nom (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2021



 

Le plus souvent, je cherche à triompher d’une peur sans nom,
en m’efforçant d’imiter la voix même de l’Ennemi.
Le poème se prête sans fin à cette poursuite d’un accent.
Quand je crois m’en être rapproché davantage, l’inquiétude se dissipe.
C’est moi qui parle: il est volé.

(Jean Tardieu)

 

 

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LA DANSEUSE DE CORDE (Harry Martinson)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021



 


    
LA DANSEUSE DE CORDE

L’essentiel était de ne pas se lasser,
de changer joliment de pied au-dessus du vide
et s’efforcer de garder fière allure.
Amis et ennemis devaient être pesés et répartis
en contrepoids invisibles
autour des bords du parasol.
Le chagrin au milieu du coeur.
La ligne médiane du plaisir soudée à celle de la pensée.
Le sourire au-dessus de l’abîme.

(Harry Martinson)

 

Recueil: Le livre des cent poèmes
Traduction: Traduit du suédois par Caroline Chevallier et Philippe Bouquet
Editions: Cénomane

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Cet hivernage de la pensée (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



Cet hivernage de la pensée
occupée d’un seul être
que l’absence s’efforce de placer à mi-longueur
du factice et du surnaturel.

(René Char)

Illustration: Gennadiy Ulybin

 

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L’AMI MORTEL (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2019



L’AMI MORTEL
A Bernard Milleret.

Chaque matin son pas m’éveille
Dans cette poitrine de plomb
Où le soleil, grand fauve blond,
Se fait attendre et m’émerveille.

Tout le jour, son pas traîne long
Dans les couloirs. Je tends l’oreille :
Qui de nous deux l’autre surveille
Ou le désire ? — c’est selon…

Mais vainement à le surprendre
Je m’efforce : il a dû m’entendre :
Rien qu’une fleur sur le plancher…

Rien qu’une fleur au coeur de suie
Qui me parle de mon péché !
— Puis le soir ramène la pluie…

(Jean Rousselot)

Illustration

 

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LES SONGES DE L’INANIMÉ (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2019




    
LES SONGES DE L’INANIMÉ

Le vagabond des millions d’années
l’Inanimé
s’efforce Il monte il trébuche à travers
le va-et-vient l’affiche lumineuse
des nuits et des jours.

ll s’approche il monte, l »Inanimé, le vagabond,
il heurte de son bâton
les bords du chemin éboulé
ll peine il gémit il s’efforce
d’être un jour ce qu’il rêve,
de prendre vie.,
de troquer l’insensible contre la douleur
d’échanger l’innombrable
contre l’unique,
contre un destin.

Futur empereur future idole
le caillou vagabond
limé couturé par l’embrun
veut gravir les degrés prendre figure
faire éclore sur sa face camuse
une bête qui brame
un philosophe qui bougonne
un saint qui se tait
un dieu qui souffre et qui meurt

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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MORTEL BATTEMENT (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019




    
MORTEL BATTEMENT

Ici commence et meurt
le peut-être encore
le très-peu le presque pas

Nulle image. Rien à voir
ni le clair ni l’obscur ni la couleur
l’ombre un instant gardée
d’un objet disparu

C’est que les signes tracés
aussitôt le feu les flambe :
il roule en deçà des sons
un grondement monotone

A travers l’énorme rien
la menace du possible
avec l’impossible
se cache pour s’accoupler

Par un bruit de paroles
je m’efforce d’imiter
ce mortel battement
qui couvre le silence.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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Prière (Raquel Halfi)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019



Prière

Les piliers de la mer
descendent vers le bas
infiniment bleus
remontent vers le haut
jusqu’à l’infini du blanc
essayant s’efforçant
de m’unir au
pouvoir suprême
vers lequel aspire
ma pierre
la plus intérieure

Pierre dure
perdue
au bord des chemins
Pierre parmi les pierres des ruines
Pierre
seulement en priant
des gouttes dégoulinent
de ces piliers d’eau
la faisant reluire
comme une perle
posée sur le fond
de cette mer intérieure —
énigme obscure sans fond

(Raquel Halfi)


Illustration

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La nuit je tenterai la joie (Hala Mohammad)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Hala Mohammad 
    
La nuit je tenterai la joie
Je ne la trouve pas au tréfonds de moi-même
Il est encore tôt le matin
Peut-être
D’ici ce soir
Une folie balayera-t-elle le chagrin.
Je m’y efforcerai.
Autour de toi le monde s’est effondré
Alors
Tu disposes quelques chaises
Autour d’une table
Et pour compléter le rituel de la joie
Tu poses sur la table une bouteille d’alcool
Et un bouquet de fleurs sauvages
Petites, toutes petites
Prêtes à s’effriter au moindre toucher
Tandis que moi, dans le coin du tableau,
Ne suis qu’une nature morte.

***

(Hala Mohammad)

Recueil: Ce peu de vie
Traduction: Antoine Jockey
Editions: Al Manar

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Adieux (Tou Mou)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018




    
Adieux

Passionnée, elle laisse paraître son indifférence,
En s’efforçant de rire devant la coupe, mais en vain!
Même la chandelle a du coeur et regrette notre séparation;
Pour nous, elle fond en larmes jusqu’à l’aube.

(Tou Mou)

 

 

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